Résumé

Ernest Caillot Les Prussiens à Chartres (21 octobre 1870-16 mars 1871… (1871)

La capitulation de Chartres a été vivement reprochée au préfet M. E. Labiche; mais tous les gens sages doivent lui tenir compte de la fermeté qu'il a montrée dans ces moments difficiles. C'est grâce à lui et à M. Delacroix que la ville n'a pas été entièrement détruite, et qu'elle n'est pas aujourd'hui un monceau de ruines.
Nous tenons de sa bouche les renseignements relatifs à la négociation ; plus d'une fois, pendant le récit, nous avons remarqué que sa voix devenait émue et tremblante, au souvenir des humiliations
qu'il avait dû endurer de la part du farouche colonel.
Source : Gallica

Ernest Caillot Les Prussiens à Chartres (21 octobre 1870-16 mars 1871… (1871)

Quand on apprit à Chartres la capitulation, quelques exaltés parmi les gardes nationaux crièrent à la trahison, le grand mot dans toute cette guerre : ils parlaient de faire un mauvais parti à M. Labiche, à la municipalité et lançaient sur le palais de la Préfecture des regards furieux. Presque tous cependant portèrent leurs fusils à la mairie : il avait été expressément convenu à Morancez que la garde nationale serait désarmée. Un détail à ce propos : le colonel Heiduck avait demandé qu'il lui fût livré 2,000 fusils. — Mais, répond M. E. Labiche, il n'y en a jamais eu à Chartres plus de 1,300
Source : Gallica

Ernest Caillot Les Prussiens à Chartres (21 octobre 1870-16 mars 1871… (1871)

Avant le mois de décembre, Chartres avait peu vu de ces hideuses voitures conduites par ces hommes ignobles ayant à leur chapeau des plaques avec numéro. Mais dans cette période elles commencèrent à affluer en longues files : spectacle affreux et de nature à rendre l'occupation beaucoup plus pénible encore. Ces hommes, que vulgairement on appelait des Juifs et qui ne sont que des paysans allemands, pas des meilleurs assurément, s'abattaient par bandes dans nos faubourgs ou dans les communes voisines, et ils quittaient rarement le logement les mains vides.
Source : Gallica

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