Paul Montarlot, Journal de l'invasion : Châteaudun… (1871)
“ En proie à mille sentiments contraires, la population s'agite confusément dans un demi-jour plus sinistre que la nuit elle-même. C'est pour demain, se dit chacun, et l'on compte avec angoisse les heures de liberté qui restent. Quelques vieillards évoquent tristement le souvenir de Blücher qu'ils ont vu parader sur cette même place avec ses lanciers et ses canons. A minuit, cependant, l'agitation se calme et d'autres bruits se colportent : on prétend qu'il n'y a point de Prussiens à Tournoisis et qu'aucun corps ne se dirige sur Châteaudun. ”
