Paul Montarlot

Élements biographiques

Paul Montarlot Journal de l'invasion : Châteaudun… (1871)

Les Prussiens se ruent avec furie contre sa porte qui
cède sous leurs coups, mettent la maison au pillage et ne se retirent qu'après l'avoir incendiée sous les yeux, pour ainsi dire, du propriétaire qui, blotti dans l'encoignure d'un toit, ne perd pas un de leurs cris de rage.
A l'hospice, la nuit se passe dans de terribles anxiétés. Des femmes épouvantées, des gardes nationaux blessés, des francs-tireurs poursuivis ou attardés viennent chercher un refuge qui, malgré l'encombrement des salles, ne leur est jamais refusé. De la terrasse, le spectacle est d'une saisissante horreur.
Source : Gallica

Paul Montarlot Journal de l'invasion : Châteaudun… (1871)

De la Place on les voit courir comme de noirs démons au milieu des flammes qu'ils attisent. Une partie de la population s'est échappée, et la route de Brou offre à cette heure le spectacle lamentable de fugitifs à peine vêtus, de femmes et d'enfants terrifiés dont les clartés de l'incendie guident la retraite. Mais bien des personnes n'ont pu ou n'ont osé fuir. D'autres ont cru, par leur présence, sauver leurs maisons du pillage ou de la destruction. Espoir déçu! La
férocité de l'ennemi dépasse toute prévision.
Source : Gallica

Paul Montarlot Une famille chalonnaise et ses alliances (1921)

Une incurable lassitude avait envahi toutes les classes de la société. La violation des lois, le pillage des deniers publics, les scandales de toute nature étaient d'une pratique si courante que l'accoutumance avait blasé l'opinion. Rien ne la secouait plus. Le 22 juin 1798, l'ex-député Chamborre, récemment nommé commissaire du Directoire près l'administration centrale, laissait échapper cet aveu : « Les propriétaires et habitants des villes supportent la République comme un mal inévitable auquel il faut se soumettre ».
Source : Gallica

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