Paul Montarlot, Journal de l'invasion : Châteaudun… (1871)
“ Les Prussiens se ruent avec furie contre sa porte qui cède sous leurs coups, mettent la maison au pillage et ne se retirent qu'après l'avoir incendiée sous les yeux, pour ainsi dire, du propriétaire qui, blotti dans l'encoignure d'un toit, ne perd pas un de leurs cris de rage. A l'hospice, la nuit se passe dans de terribles anxiétés. Des femmes épouvantées, des gardes nationaux blessés, des francs-tireurs poursuivis ou attardés viennent chercher un refuge qui, malgré l'encombrement des salles, ne leur est jamais refusé. De la terrasse, le spectacle est d'une saisissante horreur. ”
