Louis Rogeron

Élements biographiques

Louis Rogeron,  Provins pendant l'invasion : 1870-1871 (1886)

“ L'exercice à la baïonnette n'est pas, comme chez nous, purement théorique et fictif, un simulacre où comme pour tous les exercices, un peloton entier manœuvre à la fois et au commandement. Chez les Prussiens, c'est un duel véritable : deux adversaires luttent l'un contre l'autre, comme dans l'escrime à l'épée ou au sabre ; ils ont un masque en fil de fer, un plastron de cuir fort qui couvre les deux tiers du corps et un tampon en chanvre pressé, gros comme un œuf, au bout de la baïonnette. ”
Source : Gallica

Louis Rogeron,  Quatre mois en campagne. Souvenirs d'un Provinois du 2e régiment de marche de Seine-et-Marne… (1872)

“ Pour traverser la Loire, le train ralentit sensiblement, nous pûmes apercevoir à notre aise les magnifiques quais qui bordent le fleuve, la ville, et la cathédrale dont les deux tours de dentelles s'élèvent hardiment dans l'espace.
Le cri : Les Prussiens!. les Prussiens !. vint tout-à-coup nous arracher à notre contemplation.
Par les portières nous voyons notre mécauicien en train de parlementer avec un factionnaire Bavarois.
”
Source : Gallica

Louis Rogeron,  Provins pendant l'invasion : 1870-1871 (1886)

“ Un général sur qui la France comptait, même après le Mexique, vient d'enlever à la patrie en danger plus de 100,000 de ses défenseurs. Le maréchal Bazaine a trahi. Il s'est fait l'agent de l'homme de Sedan, le complice de l'envahisseur, et au mépris de l'honneur de l'armée, dont il avait la garde, il a livré, sans même essayer un suprême effort, cent vingt mille combattants, vingt mille blessés, ses fusils, ses canons, ses drapeaux et la plus forte citadelle de la France, Metz vierge jusqu'alors des souillures de l'étranger! Un tel crime est au-dessus même des châtiments de la justice. ”
Source : Gallica

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