Résumé

Comignan Mémoire pour M. Brel, curé de Mauzac…

Jusque-là, pas une pierre n'avait été lancée, et les malheureux l'auraient dit, si l'on avait voulu les entendre, s'il n'y avait eu parti pris d'adopter l'absurde version des habitants de Castelsarrasin. Alors, mais alors seulement, le tumulte dégénère en rixe. Sans armes, sans organisation d'aucune espèce, les paysans ramassent des cailloux et les lancent, au hasard, sur tous ceux qui se trouvent devant eux. M. Constans aîné a osé écrire qu'il sortit en ce moment du château, et fit trois sommations de se retirer à ceux qu'il appelle des factieux.
Source : Gallica

Comignan Mémoire pour M. Brel, curé de Mauzac…

Les riches avaient remplacé les aristocrates de la première l'évolution . ( On appelle riche , à Castelsarrasin, quiconque possède quelques hectares de terre, dont les travailleurs, après le fisc, emportent presque tout le revenu.) Les riches donc étaient la cause de tous les maux. La nomination de M. Constans jeune en était naturellement le remède. Dans les petits clubs faits à l'image de celui-là, chez les ouvriers, chez les paysans, le thème se répétait en mille formes diverses, que l'ignorance et la méchanceté se chargeaient d'approprier aux plus vils instincts.
Source : Gallica

Comignan Mémoire pour M. Brel, curé de Mauzac…

Oh ! qu'ils furent coupables, ces habitants de Castelsarrasin, qui, par apathie ou par peur , n'osèrent, ni rechercher les causes du crime dont leur ville avait été souillée, ni en signaler éuergiquement les désastreuses conséquences! Puissent-ils, un jour, ne pas porter la peine de leur inaction ! La Cour d'appel de Toulouse, avertie par eux, aurait senti combien était nécessaire, en dehors des influences et des intimidations locales, une instruction placée sous le prestige de sa haute autorité.
Source : Gallica

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