Résumé

Souvenirs judiciaires de la République aimable et neutre… (1882-1883)

Vous vendez du bon Dieu, le pardon, la justice ! Chaque jour sans rougir vous empochez l'argent Que les coeurs généreux donnent pour l'indigent. Vous vendez de la Vierge une faveur banale, A la fille sans moeurs vous vendez la morale ; Le riche, le fripon, l'hypocrite, le sot, Sont vos meilleurs amis : C'est de l'or qu'il vous faut!
On croit rêver en constatant que ces provocations ne sont pas poursuivies, et qu'un prêtre est traduit devant le tribunal pour avoir dit à ses paroissiens que le cimetière avait été profané par le voisinage de vociférations bruyantes et scandaleuses !
Source : Gallica

Souvenirs judiciaires de la République aimable et neutre… (1882-1883)

Il ne leur manquait plus que de franchir comme un ouvrier voisin, les murs du cimetière, ou d'aller y danser sur les tombes.
Ah! si on ne l'a pas fait, du moins on s'en est dédommagé en dansant le long du mur et le plus près possible ; et Dieu sait quelle danse on y a exécutée au milieu des ténèbres, pendant la nuit, jusqu'à une heure après minuit. Des femmes éhontées et des filles, qui se montraient ainsi sans honneur et sans pudeur, n'ont pas rougi d'y encourager la danse par leurs chants lascifs.
Source : Gallica

Souvenirs judiciaires de la République aimable et neutre… (1882-1883)

A l'issue de la messe, M. F., nous irons ensemble dans le cimetière, dans le champ des morts; là nous appelle un devoir des plus impérieux : nos morts ont été insultés, leurs tombes profanées par une vingtaine de fanatiques, hommes, femmes et enfants, On a lancé autour de leur demeure, et jusque dans l'enceinte, l'insulte à Dieu l'insulte à la mort, l'insulte à nous-mêmes. Oui, on a pu voir des êtres insulter Dieu, sans honte et sans pudeur, blasphémer son saint nom, provoquer ses vengeances, invoquer le choléra (1) .
Source : Gallica

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