Résumé

Eugène Liot Langrune, Saint-Aubin, Tailleville… (1895)

Langruue plus modeste que son jeune frère Saint-Aubin, n'a pas de magnifiques villas, seulement quelques habitations modernes et ses vieilles maisons, où les baigneurs trouvent des appartements meublés.
A Langrune, l'air et l'eau de la mer y sont chargés de brôme et d'iode, les algues, qui couvrent pour ainsi dire les Essarts et les bancs sous-marins, produisent ce phénomène spécial. Les bains de mer y sont fortifiants. La mer y est accueillante et salutaire aux tempéraments lymphatiques où affaiblis :
O mer, rien qu'à courir parmi les goëmons,
Notre sang ressuscite et bat le pas de charge.
Source : Gallica

Eugène Liot Langrune, Saint-Aubin, Tailleville… (1895)

A mer basse, voyez les vieux rochers du Calvados, Les Essarts, au dos brun ou verdâtre, à la chevelure d'algues et de varechs. Dans leurs creux pleins d'eau sommeillent des crevettes; dans leurs anfractuosités se cachent les crabes guettant leur proie ; et, parmi les plantes marines quelques grappes de moules, et la brise qui passe berçant le vol des mouettes. A l'horizon, on découvre Ouistreham, à l'embouchure de l'Orne, qui vient de baigner Caen avant de se jeter dans la Manche.
Source : Gallica

Eugène Liot Langrune, Saint-Aubin, Tailleville… (1895)

Les Cloches
On attribuait jadis une puissance surnaturelle aux sons de la cloche. On croyait qu'elle éloignait le démon et les mauvais esprits, qu'elle écartait le feu du ciel. Aussi vers 1683, à Langrune, du fond de l'horizon, un orage arrive, chassant lentement devant lui de gros nuages noirs recelant la foudre. Les oiseaux volent avec inquiétude vers la terre en poussant des cris répétés.
Source : Gallica

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