Henri Aragon, Un coin de la banlieu toulousaine… (1905)
“ Il y avait au banc d'oeuvre de Saint-Michel de grandes balances ; on apportait de toute la contrée, à l'église de Lardenne, les petits enfants chétifs et qui ne pouvaient pas croître ; on les plaçait dans un plateau de la balance, et on remplissait l'autre plateau d'une quantité de grains équivalant au poids de l'enfant. La croyance populaire prétendait que l'enfant croissait s'il avait été bien pesé ; s'il ne croissait pas ou s'il mourait, c'était la faute de celui qui l'avait mal pesé. Le grain qui avait servi à peser revenait moitié au curé, moitié à la table de Saint-Michel. ”
