Charles Trudelle

Résumé

Charles Trudelle Paroisse de Charlesbourg

Nos pères devaient surtout se condamner à vivre dans un pays couvert de forêts parcourues par des nations sauvages et plus redoutables par leur cruauté que les bêtes féroces qui les habitaient. Ils avaient continuellement à craindre de tomber entre leurs mains, et de devenir le jouet de leurs amusements barbares dans une dure captivité, ou d’être mis à mort au milieu des plus affreux supplices. Il fallait donc un grand courage, et les premiers habitants de Charlesbourg eurent ce grand courage en allant ainsi s’établir au milieu de la forêt et loin du fort de Québec.
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Charles Trudelle Paroisse de Charlesbourg

Nous voilà donc au temps présent, car tous les paroissiens actuels de Charlesbourg, qui ont plus de trente ans, ont connu M. Payment, qui a laissé de lui dans la paroisse un souvenir qu’on aime à conserver. Son caractère jovial et plein de gaieté, ses manières faciles et conciliantes avec tout le monde, son zèle et son dévouement, ainsi que son cœur généreux et compatissant le faisaient aimer de tous ceux qui avaient quelques rapports avec lui. C’était un de ces hommes qui peuvent avoir des adversaires, mais qui ne sauraient avoir des ennemis.
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Charles Trudelle Paroisse de Charlesbourg

« Les deux dernières années de sa vie, dit Mr. Payment, Mr. Derome était souvent malade et s’affligeait de ne pouvoir desservir sa paroisse comme il l’aurait désiré. Il prêchait alors rarement et il était obligé de faire faire le catéchisme de la première communion par un laïque ; pour les offices publics il avait recours à Mr. Antoine Bedard, curé de St.-Ambroise, qui, pour contenter ses paroissiens et ceux de Charlesbourg, faisait l’office en entier dans les deux paroisses et chantait, outre cela, tous les dimanches et fêtes, le salut du S. Sacrement aux sauvages de la Jeune Lorette. »
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