Joseph-Christophe-Mathieu-Marie Gentil

Résumé

Joseph-Christophe-Mathieu-Marie Gentil Notice sur l'émigration paroissiale de Billancourt… (1871)

Monsieur le Curé ! leurs pères n'ont pas seulement de quoi vivre, faute de travail et d'argent, et puis ils demeurent presque tous à Billancourt ou à Boulogne, et ils sont exposés chez eux aux mêmes inconvénients que les enfants ! Ne dois-je pas taire aujourd'hui pour ces pauvres petites, ce que j'ai fait pour elles en les envoyant d'abord à Chartres, à la fin du mois d'août 1870, afin de les soustraire au bombardement et à la famine ? Mais une seconde émigration n'étant pas possible actuellement, n'est-il pas naturel que je les mette à l'abri de tout danger, autant que cela dépend de moi ?
Source : Gallica

Joseph-Christophe-Mathieu-Marie Gentil Notice sur l'émigration paroissiale de Billancourt… (1871)

Que vont devenir mon vieux père, ma vieille mère, mes frères et soeurs, neveux et nièces, et tous les membres de ma famille et tous mes bons amis d'enfance enfermés dans Paris ? Unissons plus que jamais nos prières, cher Monsieur le curé, et conjurons de toute l'ardeur de notre âme le Dieu juste et miséricordieux, de disposer toutes choses de telle sorte qu'il en résulte le plus grand bien, c'est-à-dire le renouvellement religieux, moral et politique, de notre cher et bien-aimé pays.
Source : Gallica

Joseph-Christophe-Mathieu-Marie Gentil Notice sur l'émigration paroissiale de Billancourt… (1871)

Bientôt nous entendions de Saint-Jean-d'Assé, situé à dix-huit kilomètres de cette ville, une canonnade qui annonçait le commencement de la lutte. Le lendemain mardi, le bruit s'éloignant, nous comptions sur une victoire, et déjà il nous semblait voir les Prussiens repoussés jusqu'à Paris et la capitale délivrée avant un mois. Mais le mercredi la canonnade devenait plus forte et semblait se rapprocher de nous, et le jeudi, 11, les Allemands s'emparaient de la ville.
Source : Gallica

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