Résumé

Affaire du 31 octobre à Estagel… (1872)

Lorsque je vis tout ce tumulte, je cherchai à rejoindre mes trois gendres qui se trouvaient dans les rangs de la Garde nationale et je les invitai à rentrer chez nous, où d'ailleurs le travail nous appelait parce que nous décuvions ce jour-là. Lorsque je quittai la place, la foule se précipitait vers la maison de M. le Maire, en vociférant qu'il les avait vendus, parmi cette foule était bon nombre de gens armés. Quand je fus dans ma maison, je vis le Maire être emmené à la Mairie comme un criminel, par un groupe d'individus armés.
Source : Gallica

Affaire du 31 octobre à Estagel… (1872)

Si les chefs ne font pas leur devoir, c'est à nous de le faire. Au moment ou je suis arrivé sur la place, le rappel n'était pas encore battu, je l'ai entendu battre pendant que j'étais sur la place. Le lendemain, j'étais de service au poste de la mairie : le soir, un ordre était arrivé de la part du Préfet pour que les prisonniers fussent élargis, le conseil municipal délibéra sur le parti qu'il devait prendre ; nous fûmes d'avis qu'il ne fallait pas faire sortir ces hommes, parce qu'il pourrait leur arriver malheur, et que le peuple pourrait se porter à des violences sur leur personne.
Source : Gallica

Affaire du 31 octobre à Estagel… (1872)

Déjà cinquante hommes armés s'avançaient ; le Maire se fit écouter encore et vint seul inviter Triquéra à se rendre à la Mairie. « Avez-vous un mandat d'arrêt? demanda-t-il. » — «Non, assurément.» — «Je n'y vais pas alors. » — « Soit ; écoutez ces cris de la rue ; je désire mettre votre personne en sûreté.» — « Je vous suis. » Le Maire protégeant son passage, Triquéra arriva à la Mairie, sans avoir été l'objet d'aucune violence;
11° Les Gardes nationaux voulurent arrêter Bourdanel et les autres. Le Maire se rendit chez le premier.
Source : Gallica

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