Charles Monselet,
Monsieur de Cupidon. Aristide Chamois
(1854)
“ Il mit son coeur en stances, et, comme la plupart des poëtes , il chanta ses premières amours avant d'avoir eu des amours. Sa facilité et sa verve étaient surprenantes; il avait surtout cet esprit foudroyant qui devine autant qu'il apprend, et cette impatience de la vie qui mène aux choses grandes ou terribles, admirables ou coupables. Ainsi dès qu'il se mit à vivre, n'eut-il rien à savoir, il n'eut qu'à vérifier. La vérification mène loin, elle le mena jusqu'à la corruption; et, une fois acquis à la corruption, Eustache Le Noble ne se sentit plus la force de faire un pas en arrière. ”
