Jules Verne,
Vingt mille lieues sous les mers
(1870)
“ Quand on veut oublier les gens, on n’éclaire pas les oubliettes. ”
Jules Verne,
Vingt mille lieues sous les mers
(1870)
“ Quand on veut oublier les gens, on n’éclaire pas les oubliettes. ”
Ève Circé-Côté, Bleu, blanc, rouge
“ L’oubli viendra loin de cette maison, plaque sensible, qui a gardé l’image de l’envolé et te la renvoie sans cesse. Le froid de l’indifférence glacera ton cœur. Tu perdras, si tu veux, la mémoire de ces heures d’amour, où tremblante, tu criais aux étoiles le secret qui oppressait ton âme ! ”
Étienne Pivert de Senancour - préf. de George Sand, Obermann (1804 - 2e éd, 1833)
“ Je vois ces esprits avides qui acquièrent dans le silence et la contention, tandis que l’éternel oubli, roulant sur leurs têtes savantes et séduites, amène leur mort nécessaire, et va dissiper en un moment de la nature, et leur être, et leur pensée, et leur siècle. ”
“ Les arbres abattus et les feuilles froissées. Dans ce cœur, qui souffrait des souffrances passées Et qui croyait mourir de son mal sûr et lent, L’oubli tombe déjà, paisible, consolant, Et fait taire l’angoisse atroce des pensées. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ Bientôt elle emportera de mon sein la convulsion de la vie ; bientôt mon âme, abandonnée à la source de l’oubli, s’écoulera chez vous en silence, pâles ombres, dans les ténèbres éternelles. Laissez doucement le fils errant de la terre se rafraîchir dans votre repos.... Quel murmure entends-je dans ces rameaux ? Quel frémissement sort de ce crépuscule ? Déjà ils viennent pour contempler le nouvel hôte ! ”
Sigmund Freud,
Introduction à la psychanalyse
“ L’oubli d’impressions et d’événements vécus fait ressortir, avec plus de netteté et d’une façon plus exclusive que dans les cas d’oubli de noms, l’action de la tendance qui cherche à éloigner du souvenir tout ce qui est désagréable. ”
George Sand,
Questions d’art et de littérature
“ Il est donc des heures où ton pauvre cœur est mort, et alors ton intelligence se perd dans des abstractions où tu n’as pas la notion distincte de ton propre malheur. Est-ce un état de raison que celui où le cerveau fonctionne dans l’oubli absolu des déchirements du cœur ? ”
Théophile Gautier,
Histoire du romantisme
“ Comme tout cela est loin, emporté par rapides nuées dans un oubli profond, et pourtant comme c’est près encore ! comme le cœur change peu ! comme les mêmes idées serpentent à travers les circonvolutions de la cervelle, se rencontrant et se saluant aux carrefours accoutumés ! ”
Georges Rodenbach,
La Mer élégante
“ Je vous vois accourir pâles, cachant vos pleurs, Pour montrer le tombeau de vos âmes fermées Qu’a recouvert l’oubli comme un gazon en fleurs. Vous me dites : « Pourquoi, pauvre cœur de poète, Croire que cet amour durera plus longtemps ? Les amours sont pour vous des papillons de fête Qui tremblent dans vos doigts fiévreux quelques instants, Vous nous avez aussi chanté les mêmes choses D’un cœur non moins sincère, et nous vous avons cru ! Hélas ! pourquoi vouloir éterniser des roses ? Le vent de l’oubli passe et tout a disparu !... » Non ! Non ! ce n’est pas vrai ! ”
Pierre Parisset, Les idéales : improvisations poétiques (1861)
“ L'oubli ne peut, dans l'éternel chaos, T'ensevelir comme un esprit vulgaire ; Le temps a fait des cendres de tes os, Mais il n'a pu t'effacer de la terre. Tel qu'au désert, le vieux lion qui dort Se lève au bruit qui trouble la nuit sombre, Ouvrant la tombe où renferme la mort, Brise les fers qui tenchaînent dans l'ombre, Et vers le ciel porte ton front vainqueur, Tout aussi fier que lorsque sous les armes, L'ambition faisait bondir ton cœur Pour des combats qui t'enivraient de charmes. ”
“ Voici la date mysterieuse, pourtant naturelle, Si l’on convient que celui, qui rejette des rêves, par sa faute ou la leur, et s’opère, vivant, de la poèsie, ultérieurement, ne sait trouver que loin, très loin, un état nouveau. L’oubli comprend l’espace du désert ou de la mer. ”
Edgar Quinet,
Merlin l’enchanteur
“ Tu sentiras l’oubli passer sur ta face, comme un souffle avant-coureur de l’éternelle nuit ; mais, à l’heure où le fardeau eût été trop pesant pour toi, une âme meilleure que la tienne viendra à ton aide ”
Georgette Leblanc,
La Machine à courage
“ Il y a encore les faux inconsolables dont on admire l’âme arrêtée comme une pendule. Les sympathies leur font un socle. Dans tous les cas ― vrai ou faux ou inconscient ― l’oubli me semble être une invention de poète. ”
Paul Éluard,
Capitale de la douleur
“ L’aimant des ailes prend des visages bien clos, les flammes de la terre s’évadent par les seins et le jasmin des mains s’ouvre sur une étoile. Le ciel tout engourdi, le ciel qui se dévoue n’est plus sur nous. L’oubli, mieux que le soir, l’efface. ”
Paul Éluard,
Capitale de la douleur
“ Les hommes qui se coucheront ne seront plus désormais que les pères de l’oubli. À leurs pieds le désespoir aura la belle allure des victoires sans lendemain, des auréoles sous le beau ciel bleu dont nous étions parés. Un jour, ils en seront las, un jour ils seront en colère, aiguilles de feu, masques de poix et de moutarde, et la femme se lèvera, avec des mains dangereuses, avec des yeux de perdition, avec un corps dévasté, rayonnant à toute heure. ”
Alfred de Musset,
Poésies nouvelles
“ L’oubli, l’ennui, font, ce me semble, Route ensemble ; Traînant, deux à deux, leurs pas lents, Nonchalants. Tout se ressent du mal qu’ils causent, Mais ils n’osent Approcher de toi seulement Un moment. ”
Émilie Arnal,
La Maison de granit
“ Quand mon âme, fermée à toute autre tendresse, Brûlait de désirs éperdus. Tu ne sauras jamais pourquoi ma joue est pâle, Pourquoi mon regard s’est voilé, Pourquoi mon cœur est mort sous cette lourde dalle Où ton oubli cruel pour toujours l’a scellé. ”
André de Guerne, Le bois sacré (1898)
“ Dans l'angoisse et les pleurs vous aimerez sans trêves ! Même au jour où, pesant dans le plateau fatal La brève inanité des voluptés humaines, Vous concevrez l'oubli dans le néant total ; Même au jour où, jetés aux fanges souterraines, Vos corps seront la proie et le festin du ver, Le regret de l'amour suivra vos ombres vaines. Partout, dans les sanglots sinistres de la mer, Dans tout ce qui gémit, souffre et verse ses plaintes, L'abîme écoutera, damnés du vieil enfer ! ”
Émile Augier,
Rimes et raison
(1886)
“ Il va trouver enfin le grand sommeil sans rêve, L'oubli profond et sûr qu'il est venu chercher ; Tout à coup il s'arrête anxieux, il hésite A se laisser glisser dans le gouffre béant; Ce n'est pas de terreur que son cœur bat plus vite ; Mais il s'est demandé : — Sera-ce le néant? Peut-être!. qui le sait? Si nous avons une âme, Des vastes océans tous les flots à la fois, Peuvent passer sur moi sans éteindre sa flamme; Aucun mort ne revient et la tombe est sans voix. ”
Georges Rebuffat, Toute la vie : les voluptés, les amours… (1891)
“ L'adage : « Le plus sot est celui qui succombe », A mille fois raison, et, quand vous dormirez, Si quelque sentiment persiste en outre-tombe, De l'oubli des vivants, ô mort, vous gémirez. La vie et le tombeau nous prouvent que tout passe : Autour de soi tout meurt avant qu'on ne trépasse, Et, défunt, on subit l'oubli, cette autre mort. Peut-être, aux premiers jours, sur votre triste pierre Quelques pleurs tomberont d'une froide paupière; Mais puis tout sera dit. Enfin, vous serez mort! LE SPLEEN L'ennui, le pâle ennui, bâtard de l'habitude, Me verse son poison désespérant et lourd. ”
Louis Fréchette,
Épaves poétiques
“ D’un regard anxieux je cherche vainement, Quel que soit le livre que j’ouvre, Tous ces héros obscurs qui, pour ce sol naissant, Versèrent tant de fois leurs sueurs et leur sang, Et qu’aujourd’hui l’oubli recouvre. ”
Robert-Alphonse Gautier, Études et symboles (1841)
“ Qui s'écoule aujourd'hui d'un cours que chacun voit. Puis, vous en souffrirez ; l'oubli prendra le fleuve, L'oubli d'abord pour lui de lèvres si pressé ; Vous pourrez même encore, ô mal qui vous abreuve, Mourir sans l'avoir vu cherché d'une âme veuve !.. Eh bien ! soit, vous mourrez : le flot sera versé. Le rocher musculeux qui l'avait en son ventre, Ce trésor fécondant pour les âges livré, Sera tombé, comblé, refoulé jusqu'au centre : C'est bien: l'esprit enfui du mystérieux antre Se distribuera libre au regard enivré. ”
“ Réveille-moi à ces heures d’oubli où il me semble que mes enfants n’existent plus, où je ne sais plus rien que mon amour, et mon désespoir, heures féroces où je voudrais arracher mon cœur et le dévorer. ”
Gustave Flaubert,
Correspondance de Gustave Flaubert
“ Je te vois, seul, dans ta maison, allant et venant par les appartements vides, et t’asseyant devant ta table, et mettant dans tes deux mains ta tête plus lourde qu’une montagne et brûlante comme une forge. Ne te révolte pas devant l’idée de l’oubli. Appelle-le plutôt ! Les gens comme nous doivent avoir la religion du désespoir. Il faut qu’on soit à la hauteur du destin, c’est-à-dire impassible comme lui. ”
Henry Grawitz, Revue des Deux Mondes
“ Dans l’ombre effleurera bientôt mon front brûlant. Car, je te reverrai, toi qui t’en es allée. Pour fuir, à tout jamais, ton rêve enseveli, Lorsque tu passeras au détour de l’allée Qui mène au souvenir ceux qui cherchent l’oubli ! ”
Paul de Molènes, Revue des Deux Mondes
“ On vous ensevelira dans l’oubli comme dans une tombe ; seulement votre repos sera troublé de temps en temps par un imperceptible essaim de quolibets semblables à des vers qui viendront vous ronger dans les ténèbres. ”
Marcelle Tinayre,
La Rançon
(1894)
“ Puis, elle retombait, vaincue, et les cœurs tressaillaient de sa chute mélodieuse. Les vagues des jours coulaient encore ; un abîme s’ouvrait, et l’âme, lentement, sombrait dans les profondeurs de l’oubli, de la mort, du silence. ”
Eugène Pelletan,
La naissance d'une ville : Royan…
(1878)
“ Tu es mort dans l'oubli, tu dors dans l'abandon ; tu n'a pas de pierre qui marque ton sommeil. L'herbe a reverdi quarante fois sur ta dépouille ; ton nom revient à peine çà et là sur la lèvre de ceux qui t'ont connu ”
Antoine de Cournand, Élégie faite dans un cimetière de campagne…
“ Ne souffre de l’oubli dont sa perte est suivie ! Quel stoïque mortel, au moment du départ, Sur ce jour qui le fuit ne prolonge un regard ? Ses yeux, en se fermant, cherchent une ame tendre, Qui d’une larme au moins daigne mouiller sa cendre ”
Édouard Laboulaye,
Nouveaux contes bleus
(1883)
“ Un moment d'oubli entre de longues peines, un peu de repos au milieu du vent et de la mer, du travail et de l'ennui, voilà ce que donnent les contes et les rêves. Bien fou qui leur en demande davantage. ”
Collectif, La Revue hebdomadaire
“ On espère que cela va finir... on est arraché hors de soi comme par une vague de fond... mes pauvres os sont creux, légers comme des plumes ― au-dedans et au-dehors il n’y a que du vide ― oui ! tout est vide et flottant, hors de cette affreuse tête de plomb. J’essaie de me tromper moi-même, de rêver que je m’endors, que j’oublie, que je glisse... ”
André Theuriet,
Revue des Deux Mondes
“ Le cœur qui ne bat plus et la chair pâlissante. Tout cela, tout cela, non, ce n’est point la mort. Mais la mort, spectre froid, qui frappe d’épouvante Les jeunes et les vieux, le débile et le fort, C’est l’oubli! ”
Édouard Pailleron,
Amours et Haines
(1889)
“ On se souvient, quand l'ombre est noire, Que le jour est tombé, que le front a pâli, Oublions, oublions ! Les jeunes ont l'oubli, Comme les vieux ont la mémoire. Si tu le veux, ce soir, restons sans nous parler, Laissons le feu languir et nos rêves aller, Radieux, écoutant, de l'heure, La voix d'argent compter les pas silencieux, Et ta main dans ma main et tes yeux dans mes yeux... Et tant pis pour moi si je pleure ! Puis, après bien longtemps, quand il sera si tard Que la lampe en mourant n'aura plus de regard, Le foyer muet plus de flamme, Alors... eh bien... alors... ”
Leconte de Lisle,
Poèmes et Poésies
“ Les vieux jours dans l’oubli rentreront avec vous. Les peuples railleront votre vaine sagesse, Et d’un pied dédaigneux foulant vos os proscrits, Prendront, pour obéir à ma loi vengeresse, Votre mémoire en haine et vos noms en mépris. Le siècle vous rejette, et la mort vous convie : Subissez-la, muets, comme il sied aux cœurs forts ”
André Dominique Alphonse de Couronnel, La garde mobile de la Haute-Vienne (1897)
“ Malheureusement, l'oubli qui tisse partout et toujours un linceul même aux plus illustres, l'oubli qui guette l'immortalité et qui la nargue, l'oubli tôt ou tard scelle sur les dévouements la dalle de marbre sous laquelle hypocritement, clandestinement la mort poursuit son œuvre de nuit. ”
E. T. A. Hoffmann,
Contes fantastiques d’Hoffmann
“ Maintenant je dors sur des coussins moelleux et aucune tâche pénible n’use ma vigueur, mais si j’oublie mon nouveau rêve, et si l’image de cette époque se représente à mon esprit, je sens que ma triste existence à l’abandon me pèse, non moins qu’autrefois, comme un fardeau bien lourd dont j’éprouve la tentation de me débarrasser. ”
Maurice Maeterlinck,
Parnasse de la Jeune Belgique
“ Dont l’oubli nocturne s’allonge Immobilement comme un songe Sur les roses des passions, Où de l’eau très lente s’élève Et mêle la lune et le ciel En un sanglot glauque éternel, Monotonement, comme un rêve. ”
Henri Bourette, Poésies de Valentin (1885)
“ L'oubli sans doute avait jeté Son voile épais sur ce poème De prière et de charité. Un insaisissable murmure Qui semblait descendre des cieux Errait sur cette pierre obscure Comme un soupir mystérieux. Là, point de couronne exposée ; Nul gage constant de douleurs ; Tout était morne, et la rosee N'y faisait point pleurer les fleurs. 172 POESIES Non, jamais de rose effeuillée; Jamais une plainte, un soupir, Jamais, sur la pauvre oubliée, Ne sanglotait le souvenir... Mon Dieu ! que ton printemps revête Son habit bleu du firmament, Pour que parfois une fauvette Vienne y gazouiller doucement. ”
“ Cela dure une seconde ; c’est une vision. Puis l’oubli vient, jusqu’à ce qu’une rencontre nouvelle ou un souvenir, même indirectement évoqué, réveillent ce sentiment indéfini, inavoué, et fassent revivre, avec plus de force, cette sensation éprouvée dès la première heure. ”
Maurice Leblanc,
La Demoiselle aux yeux verts
“ L’ombre s’étendait sur les heures effroyables, sur les visages sinistres, sur les cadavres et sur les crimes, et, par-dessus l’oubli c’était l’épanouissement d’un bonheur tranquille, grave, inconscient, à l’abri du passé et même de l’avenir. ”
Gaston Heux, Le premier cahier de l'Initiation douloureuse (1924)
“ Mais au terne tissu d'un souvenir pâli Le temps mêle toujours les fils clairs de l'oubli ; Garde-toi d'enseigner à tes lèvres fanées L'obscur balbutiement des âmes résignées : L'éphémère douleur sied aux brèves amours. ”
Georges Docquois,
Le Poème sans nom
“ L’oubli jette sur nous linceul après linceul. Cet être que tu fus pour moi pour toi se fane Et meurt ; et le voilà sous les funèbres ifs : Et tu n’y penses plus ! Car sait-on, Marianne, Combien il meurt en nous de vivants successifs ?... ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ « Réunis enfin, après la tourmente, nous nous racontons nos chagrins passés et nos nuits d’insomnie écoulées dans les tristesses ! « Ô mon seigneur, oublions maintenant nos souffrances ! Et que le Dispensateur des miséricordes enrichisse notre âme de l’oubli ! « Ah ! que la vie est douce ! que la vie est délicieuse ! L’union ne fait qu’attiser ma flamme et mon ardeur ! » ”
Victor Hugo,
L’Art d’être grand-père
“ M’aiment, et je sens croître en moi l’oubli superbe. Je voudrais bien savoir comment je m’y prendrais Pour me souvenir, moi l’hôte de ces forêts Qu’il est quelqu’un, là-bas, au loin, sur cette terre, Qui s’amuse à proscrire, et règne, et fait la guerre, Puisque je suis là seul devant l’immensité, Et puisqu’ayant sur moi le profond ciel d’été Où le vent souffle avec la douceur d’une lyre, J’entends dans le jardin les petits enfants rire. XI. FENÊTRES OUVERTESXI. FENÊTRES OUVERTES LE MATIN. — EN DORMANT J’entends des voix. ”
Anatole France,
La Vie littéraire
“ «Il a bientôt conscience qu'un corps aimant se glisse près du sien, brûle, palpite, s'abandonne. Puis une seconde d'oubli parfait, insondable, comme si la morte, prise de pitié, s'était enfin laissé corrompre.» ”
Paul Margueritte,
La Faiblesse humaine, deuxième partie
“ On croit qu’on oublie, qu’on oubliera. On n’oublie rien. Il la regarda en face avec une tristesse altière où reparut le feu de son regard, ce regard incisif qu’elle n’avait jamais oublié, ce regard où il y avait de la ferveur, du respect et autre chose encore, de grave et d’infini. ”
