Maurice Maeterlinck

Maurice Maeterlinck

Résumé

Portrait de Maurice Maeterlinck Maurice Maeterlinck Parnasse de la Jeune Belgique

Sous la cloche de cristal bleu
De mes lasses mélancolies,
Mes vagues douleurs abolies
S’immobilisent peu à peu :
Végétations de symboles,
Nénufars mornes des plaisirs,
Palmes lentes de mes désirs,
Mousses froides, lianes molles.
Seul, un lys érige d’entre eux,
Pâle et rigidement débile,
Son ascension immobile
Sur les feuillages douloureux.
Et dans les lueurs qu’il épanche
Comme une lune, peu à peu
Élève vers le cristal bleu
Sa mystique prière blanche.
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Portrait de Maurice Maeterlinck Maurice Maeterlinck Parnasse de la Jeune Belgique

Ô cet ennui bleu dans le cœur !
Avec la vision meilleure,
Dans le clair de lune qui pleure,
De ses rêves bleus de langueur.
Cet ennui, bleu comme la serre
Où l’on voit, closes à travers
Les vitrages profonds et verts,
Couvertes de lune et de verre,
Les grandes végétations
Dont l’oubli nocturne s’allonge
Immobilement comme un songe
Sur les roses des passions,
Où de l’eau très lente s’élève
Et mêle la lune et le ciel
En un sanglot glauque éternel,
Monotonement, comme un rêve.
Source : Wikisource

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