Maurice Maeterlinck,
Parnasse de la Jeune Belgique
“ Sous la cloche de cristal bleu De mes lasses mélancolies, Mes vagues douleurs abolies S’immobilisent peu à peu : Végétations de symboles, Nénufars mornes des plaisirs, Palmes lentes de mes désirs, Mousses froides, lianes molles. Seul, un lys érige d’entre eux, Pâle et rigidement débile, Son ascension immobile Sur les feuillages douloureux. Et dans les lueurs qu’il épanche Comme une lune, peu à peu Élève vers le cristal bleu Sa mystique prière blanche. ”
