Paul Margueritte,
La Faiblesse humaine, deuxième partie
“ Elles abondaient ce soir : en tête Mme Givreuil, un Rubens d’une maturité d’automne ; Mme LeVigreux et ses épaules merveilleuses Mme Crapennes, une Orientale ambrée ; Mme Hélyotte, moulée dans une tunique de crêpe de Chine, Mme Comeau-Pierres qui, en tulle noir pailleté, avait l’air d’une déesse ténébreuse et suave. Maurice Dopsent venu sans sa femme, couchée avec une affreuse migraine, avait dîné de bel appétit. Le teint animé, les yeux brillans, épanoui de bien-être, il ne ressemblait guère au sobre médecin qui, à la Pierre Bleue, vivait de régime : un œuf et un légume. ”
