Résumé

Portrait de Paul Margueritte Paul Margueritte La Faiblesse humaine, deuxième partie

Elles abondaient ce soir : en tête Mme Givreuil, un Rubens d’une maturité d’automne ; Mme LeVigreux et ses épaules merveilleuses Mme Crapennes, une Orientale ambrée ; Mme Hélyotte, moulée dans une tunique de crêpe de Chine, Mme Comeau-Pierres qui, en tulle noir pailleté, avait l’air d’une déesse ténébreuse et suave.
Maurice Dopsent venu sans sa femme, couchée avec une affreuse migraine, avait dîné de bel appétit. Le teint animé, les yeux brillans, épanoui de bien-être, il ne ressemblait guère au sobre médecin qui, à la Pierre Bleue, vivait de régime : un œuf et un légume.
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Si on lui avait dit autrefois qu’elle subirait des rapports étroits avec une femme dont les goûts et le caractère différaient autant, du sien, elle ne l’aurait pas cru. Et pourtant... Elle se disait comme excuse : « Maurice le veut ; ces relations restent superficielles. Aucune confidence ne nous liera jamais. » Elle n’en regrettait pas moins sa précieuse liberté perdue.
Mme Comeau-Pierres, moins belle que l’éclatante Ginette Hélyotte, avait un charme plus discret, plus insinuant, donnait une impression de doux mystère, d’énigme vivante.
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VI Pour Gabrielle, ce fut la détente et, la fièvre tombée, le découragement.
La conscience que quelque chose d’irrémédiable venait de s’accomplir. Le regret d’une victoire qui entraînait pour elle de telles suites. Toutes ses craintes, tous ses griefs ravivés. Ainsi, c’en était fait. Il fallait dire adieu à Hossegor. Que n’avait-elle mieux lutté contre son mari ? Que n’avait-il échoué ?
Dans ce revirement si humain, le cœur et l’esprit à la dérive elle ne s’apercevait même pas de ses propres contradictions.
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