M. Maryan

M. Maryan

En Poitou (1878)

Résumé

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  En Poitou (1878)

“ Je hais la pauvreté et la vie que je mène !
Tout, plutôt que la dépendance où j'ai usé mes belles années ! Tout, plutôt que l'humiliation de me voir traitée comme une créature sans âme, dédaignée parce que j'étais pauvre, — plutôt que cette contrainte honteuse, que ces efforts continuels pour plaire à ceux dont j'avais besoin, — que ces aumônes déguisées, faites avec une pitié insultante, et reçues avec plus d'amertume encore ! J'ai désiré d'être riche. Eh! bien, je le serai; qu'importe à quel prix ?.
— Andrée; Andrée!., s'écria Gabrielle, tout en
larmes, vous m'épouvantez!..
”
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  En Poitou (1878)

“ Andrée, ma chère Andrée, ne regretterez-vous pas de vous être mariée pour de l'argent?.. Croyez-vous que cela seul puisse remplir le cœur ? Y aura-t-il de la sympathie entre vous et votre mari ? Vos idées, séparées par tant d'années de vie, se rencontreront-elles jamais ? Oserez-vous demander à Dieu de bénir une union déterminée par le seul désir d'être riche ?.
Andrée jeta un regard de vipère blessée.
— On dirait en ce moment que vous défendez votre héritage, Gabrielle !
A ces dures paroles, les larmes jaillirent des yeux de Gabrielle.
”
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  En Poitou (1878)

“ Elle n'a rien perdu de sa beauté, qui réjouit désormais les yeux des pauvres. Sa gaité d'autrefois, qui est devenue plus douce, mais moins fantasque et plus vraie, fait le charme de ses compagnes aussi bien que des malades qui l'entourent.
Gabrielle l'a vue dans les salles, pansant des plaies horribles, pâle, mais courageuse ; elle l'a vue obéissante comme une enfant, heureuse dans sa pauvreté et son sacrifice.
— Voyez, dit la jeune religieuse, tout en traçant le signe de la croix sur le front de la petite Andrée, moi, indigne, je bénis ce petit ange.
”
Source : Gallica

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