André Dominique Alphonse de Couronnel, La garde mobile de la Haute-Vienne (1897)
“ L'herbe y croît lentement, rare et comme avec crainte. 0 toi qui passe, souviens-toi !. C'était le 2 décembre ! après la nuit cruelle, Le soleil éclatait sur ces champs dévastés ; Nous y venions tenter la victoire infidèle; La mort marchait à nos côtés. Le sort fut incertain quelque temps. Ah ! la France, Sous le plomb meurtrier, voyant fermes ses fils Dans l'horreur du combat, retrouvant l'espérance, Dut leur crier : Je vous bénis ! Mais quand revint le soir, écrasés par le nombre. Ces mobiles, soldats de la veille, expirant Sous le pas ennemi, sanglants, broyés dans l'ombre. ”
