Erckmann-Chatrian, Confidences d'un joueur de clarinette…
“ Christian, verse donc, ma coupe est vide ! Trievel, passe-moi les boudins Dieu de Dieu ! quel bonheur de se sentir là, le ventre à table, et de ne plus voir cette longue figure jaune d’Eselskopf, qui vous crie chaque bouchée : « Halte 1 halte ! c’est trop, prenez garde ! vous mangez trop d’épinards !... Est-ce qu’un pareil gueux ne mériterait pas d’être pendu ? J’ai toujours dit qu’il n’y a pas de justice sur la terre ; sans cela, cet Eselskopf serait depuis longtemps à gigotter au bras de la potence, sur le Galgenberg ! » Toute la journée se passa dans ces occupations agréables. ”
