Édouard Laboulaye

Élements biographiques

Portrait de Édouard Laboulaye Édouard Laboulaye L'État et ses limites : suivi d'essais politiques sur Alexis de Tocqueville… (1865)

Comment se fait-il qu'un pays, sans unité matérielle, sans uniformité administrative, soit animé d'un patriotisme si jaloux? Comment se fait-il qu'un peuple rempli de dissidents, d'illuminés, de charlatans, fasse à la religion une si grande place dans la vie ? Comment se fait-il que la presse soit agitée, les chambres émues, et les esprits tranquilles? Tout cela tient à la liberté. On aime d'autant plus la patrie, qu'on est plus fier de ses droits de citoyen. On est d'autant plus religieux qu'on a choisi soi-même sa foi, et que la main des hommes ne vient point troubler nos rapports avec Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Laboulaye Édouard Laboulaye Paris en Amérique (1863)

Demandez au père à qui on a volé l'honneur de sa fille ; demandez à la mère dont le fils a péri sur quelque plage lointaine, demandez à l'homme qui dispute à l'usure la vie de sa femme et de ses enfants? Ceux-là, pauvres victimes, haïssent par expérience le vice dont ils ont souffert; d'autres sont plus heureux, ils doivent à l'éducation toute leur science.
C'est la piété d'une mère, c'est le dévouement d'un maître qui leur a inspiré l'instinct qui les sauve. Voilà encore une vérité vivante, vérité que nous confessons par nos remords, alors même que nous refusons de l'écouter.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Laboulaye Édouard Laboulaye Nouveaux contes bleus

On l'appelait Cecco; il était veuf, et n'avait qu'une fille qu'il aimait comme son oeil droit, Violette, c'était le nom de cette enfant chérie, était blanche comme du lait et rose comme la fraise. Elle avait de longs cheveux noirs, des yeux plus bleus que le ciel, une joue veloutée comme l'aile d'un papillon, et un grain de beauté juste au coin de la lèvre. Joignez à cela l'esprit du démon, la grâce d'une Madeleine, la taille de Vénus et des doigts de fée. Vous comprendrez qu'à la première vue, jeunes et vieux ne pouvaient se défendre de l'aimer.
Source : Gutenberg

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