Anne-Gabriel Meusnier de Querlon, Psaphion, ou La courtisane de Smyrne… (1884)
“ Amour, indifférence, fierté, dédain, dépit, épanchement, fausse joie, ennui réel ou concerté, j'y peignois tous les mouvemens de mon cœur, tous ceux de mon imagination... Mais qu'aperçois-je sur mon front? Une ride, ô dieux! Quoi! déjà des rides? Est-il possible, fils de Vénus?... Non : la nature assurément ne m'a point encore fait un pareil outrage, c'est le miroir qui me défigure. Examinons mieux... Hélas! en vain je me flatte, ce cruel miroir ne sait point flatter. Plus je cherche à tromper mes yeux, plus il m'offre distinctement ce que je craignois tant de voir. ”
