Évariste de Parny,
La Guerre des dieux, poème en dix chants
(1790)
“ En rougissant elle dit : Quos ego... Les vents ont peur ; des flots la rage expire ; Et les vaisseaux, que protège un ciel pur, Semblent glisser sur le liquide azur. Le roi des dieux veut effrayer la terre : D’un pôle à l’autre il roule son tonnerre. L’homme en effet, pâlit à ce fracas ; Mais un pater, quelques jets d’eau bénite, Le son sacré des cloches qu’il agite, Font reculer la foudre et le trépas. Belle Vénus, vous étiez plus que belle Après l’instant qui vit naître l’Amour. Avec douceur votre bouche immortelle Baissa ses yeux qui s’entr’ouvraient au jour ”
