Résumé

Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny La Guerre des dieux, poème en dix chants (1790)

En rougissant elle dit : Quos ego...
Les vents ont peur ; des flots la rage expire ;
Et les vaisseaux, que protège un ciel pur,
Semblent glisser sur le liquide azur.
Le roi des dieux veut effrayer la terre :
D’un pôle à l’autre il roule son tonnerre.
L’homme en effet, pâlit à ce fracas ;
Mais un pater, quelques jets d’eau bénite,
Le son sacré des cloches qu’il agite,
Font reculer la foudre et le trépas.
Belle Vénus, vous étiez plus que belle
Après l’instant qui vit naître l’Amour.
Avec douceur votre bouche immortelle
Baissa ses yeux qui s’entr’ouvraient au jour
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Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny La Guerre des dieux, poème en dix chants (1790)

« Tes sept cheveux ont repoussé bien vîte,
Ami Samson, et je t’en félicite.
Mais apprends-nous pourquoi tout ce labeur.
Que prétends-tu ? La chétive masure
Qu’au tems jadis renversèrent tes mains
Ressemblait mal à notre architecture :
Nous bâtissons mieux que les Philistins.
Au reste, pousse, et vois si je t’abuse ;
Pousse, mon cher, puisque cela t’amuse. »
À quelques pas un brasier allumé
En flots brûlans changeait la douce olive :
Hercule y cherche un tison enflammé.
Prends garde à toi, Samson, la foudre arrive !
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Portrait de Évariste de Parny Évariste de Parny La Guerre des dieux, poème en dix chants (1790)

Le chaud, le froid, et le sec, et l’humide,
La blanche neige, et la grêle rapide,
Les flots de pluie, et le givre perçant,
L’obscurité, l’éclair éblouissant,
Les feux follets errans dans l’atmosphère,
Et les éclats de ce triple tonnerre
Que prolongeait l’écho retentissant.
L’homme étonné d’un désordre semblable,
Se cache et dit : il fait un tems du diable.
Jésus alors certain de son pouvoir,
Se croit vainqueur, et dans ce doux espoir,
Par un sourire aux païens il insulte.
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