Résumé

Constitutions de la Suisse fédérale et des États-Unis d'Amérique… (1871)

Oui, hâtons-nous de le dire, si la république s'appuie vraiment sur l'opinion publique.
La perfection d'un gouvernement consiste à bien exprimer les moeurs d'un pays ; mais heureux le peuple où les moeurs sont bien elles-mêmes l'expression de la morale !
Nul ne peut dire : L'Etat, c'est moi; car le gouvernement personnel n'est plus dans les moeurs, dans les idées de la nation : la loi, égale pour tous les citoyens, doit être au dessus de tous.
Source : Gallica

Constitutions de la Suisse fédérale et des États-Unis d'Amérique… (1871)

Quelles que soient vos idées, Français, éclairez-vous avant le vote; jugez bien sa portée, et ne vous faites pas l'aveugle instrument d'un parti quel qu'il soit.
Dans une bonne république, tout membre de la famille sociale est à la fois citoyen et soldat. Quand la patrie l'appelle à ses devoirs de soldat, la plus parfaite discipline et les ordres de ses chefs doivent régler ses mouvements. Quand ses devoirs de citoyen l'appellent à l'exercice de sa part de souveraineté, il ne relève que de lui-même, et doit éclairer sa conscience et sa raison pour ne subir que leur autorité.
Source : Gallica

Constitutions de la Suisse fédérale et des États-Unis d'Amérique… (1871)

A vrai dire, une constitution bonne pour un pays ne l'est pas toujours pour un autre; mais cependant, lorsque les tendances sont uniformes, comme elles le sont de nos jours où la rapidité des communications opère la fusion des esprits, nul doute que l'étude des constitutions républicaines ne soit fort utile et ne répande beaucoup de lumière.
Sans doute c'est un préjugé de croire que la république seule puisse s'allier avec la liberté. Il y a des démocraties fort intolérantes et des monarchies très-libérales, l'histoire est là pour le prouver.
Source : Gallica

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