Édouard Diguet, Les montagnards du Tonkin (1908)
“ A. — Donnons tout d'abord la curieuse légende qui a trait à la formation des merveilleux lacs qui constituent les Ba Bê (troismers) . Il faut avoir glissé sur leurs eaux limpides où se mirent de hautes montagnes et leurs sombres forêts pour comprendre toute la sauvage poésie d'un paysage du haut Tonkin. Il faut avoir vogué - sur ces eaux calmes, n'entendant d'autre bruit que le clapotis des rames et les appels des singes pour saisir toute la placidité du caractère des montagnards qui sont nés et vivent au milieu de ce silence majestueux. ”
