Nung

Définition et enjeux

Édouard Diguet,  Les Annamites : société, coutumes… (1906)

“ La pagode dédiée à « Nung Tri Cao », le guerrier du onzième siècle qui fut le souverain éphémère du royaume des Nung, se dresse sur un tertre élevé d'une quinzaine de mètres audessus de la plaine où le Song Bang Giang enroule les anneaux de son cours sinueux. De tous les points de la vallée on aperçoit la tache vert sombre de ses arbres touffus qui se profile sur le velours vert clair des contreforts broussailleux du Ky Sâm. ”
Source : Gallica

Rév. Père Mazelaygue,  Mission dominicaine au Tonkin (1921)

“ Au point de vue intellectuel, le Thô, très inférieur à l'Annamite, a été jusqu'ici supérieur au Nung, car ce dernier n'apprenait guère que quelques caractères chinois.
Mais si nous parlons de travail manuel, le Nung prend sa revanche. Autant le Thô est paresseux et porté à laisser à sa femme tous les travaux de l'intérieur et de l'extérieur surtout, autant le Nung est vaillant au travail. Tandis que le premier se ruine par indolence et légèreté, qu'il tue le temps à flâner sur les marchés, ou à fumer l'opium avec des amis, le second est actif, économe, presque avare.
”
Source : Gallica

Édouard Diguet,  Les montagnards du Tonkin (1908)

“ Dans la hiérarchie des groupes ethniques habitant la haute région, le Nung occupe une place peu élevée. Il est considéré par ses voisins comme un illettré sans savoir-vivre et même un peu comme un sauvage. Venu dans le pays bien longtemps après le Thô, il a dû se contenter des terres hautes et mal arrosées que celui-ci dédaignait, mais il n'en est pas moins considéré par lui comme un intrus dont il faut se méfier. ”
Source : Gallica

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