Paul Marabail, Etude sur le cercle de Cao-Bang… (1908)
“ Quand ils passent dans les rues d'un village, ils marchent d'un air fier et hautain, sans daigner regarder personne, mais en ayant conscience de l'émoi que cause leur passage. Tous les habitants se retournent, en effet, et suivent longtemps du regard les élégantes silhouettes qui ont marqué leur venue par un frou-frou soyeux. Après l'Annamite et le Thô-Ti, prend rang sur l'échelle sociale le Thô. En étudiant ses moeurs et ses coutumes, nous venons de signaler la place privilégiée qui lui est faite dans le cercle. Il a en partage les terres les mieux situées, les vallées les plus fertiles. ”
