Auguste Bonifacy

Résumé

Auguste Bonifacy Cours d'ethnographie indochinoise… (1919)

On donne ce nom à la consommation de la chair humaine lorsqu'elle a lieu, non par besoin, mais par scrupule religieux ou parce que l'homme pense s'incorporer certaines qualités en mangeant une partie de son ennemi ou une victime quelconque. Vos voisins du Nord mangent le foie des hommes courageux qu'ils ont massacré, boivent leur sang. Un Européen de qualité a vu naguère, dans le Sud-Ouest de la Chine, torturer un Lolo prisonnier et manger sa chair par les soldats qui allaient entreprendre une expédition contre sa tribu.
Source : Gallica

Auguste Bonifacy Cours d'ethnographie indochinoise… (1919)

Généralement, dans l'intérêt de la mère et de l'enfant, les rapports sexuels cessent au 3e mois de la grossesse, du moins en Indochine, où l'on ne croit pas, comme dans certains pays d'Afrique, qu'ils accroissent l'enfant. De plus la mère est considérée comme impure, ce qui est la conséquence, souvent devenue le motif, de la cessation de ses rapports avec l'homme. Parmi les croyances curieuses au sujet de la grossesse, nous pouvons citer celle-ci : on croit que le fœtus se trouve aussi bien dans l'ombre que dans le corps de la femme.
Source : Gallica

Auguste Bonifacy Cours d'ethnographie indochinoise… (1919)

Outre le moulin, on écrasa et on décortiqua le grain au pilon dans une auge en bois et, aussi bien en Asie qu'en Afrique, on entend partout, dès le matin, les coups de pilon des femmes auxquelles est réservée cette besogne. Chez les Man de la montagne, un jeu des
fillettes consiste à pilonner à vide et chez les Quân-trang, les femmes arrivent à une véritable maîtrise, elles font voltiger rhythmiquement les pilons qu'elles tiennent à chaque main, les font tournoyer en l'air, les frappent en cadence l'un contre l'autre, en accompagnant leur action d'un chant vif.
Source : Gallica

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