Résumé

Une voix du Pacifique. Principes républicains… (1879)

La République se présente non comme un acte de la volonté, d'une préférence de la majorité, mais comme la formule logique et inévitable d'un principe qu'on ne saurait plus contester, la liberté ou souveraineté nationale, qui s'incarne ainsi non plus dans un individu pour s'y altérer ou s'y perdre, mais dans la loi, laquelle ne peut avoir qu'un but, le bien général, puisqu'elle émane de la Raison, tout à la fois la source de la justice et de l'autorité.
Source : Gallica

Une voix du Pacifique. Principes républicains… (1879)

Une autre erreur capitale, c'est de présenter le suffrage universel comme une cause alors qu'il n'est qu'un effet. Alléchés par les succès des plébiscites impériaux, les conservateurs veulent faire du suffrage la source du droit, tandis qu'il ne fait qu'en découler. Il n'est pas le droit, il en est l'exercice ; il est le mode par lequel chaque citoyen, en vertu d'une liberté ou d'une souveraineté qu'on n'ose plus repousser, participe à la législation qui doit le régir, soit directement, soit par délégation. Quant au droit luimême, il est indépendant du vote et de l'opinion
Source : Gallica

Une voix du Pacifique. Principes républicains… (1879)

Les faits et gestes du Dieu biblique, malgré les élans d'une poésie plus démesurée que grandiose, révoltent ou épouvantent la conscience humaine : ce Dieu fera donc toujours des rebelles. Les dogmes de la religion révélée répugnent à la raison humaine ou l'outragent : cette religion ne produira donc jamais que des dissensions. La fable juive peut détruire d'autres fables, mais, lorsqu'elle l'emporte, c'est qu'elle trouve plus absurde qu'elle-même. C'est un progrès, mais qui s'arrête là. Loin de civiliser, le catholicisme est un obstacle à la civilisation.
Source : Gallica

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