Résumé

François Gabriel Butin Le Syndic Butin et la réunion de Genève à la France en 1798… (1914)

J'en ferai part au Directoire exécutif et lui annoncerai que je signerai sous peu de jours un traité de réunion avec vous. Le Directoire exécutif verra avec le plus grand plaisir la réunion au faisceau de la grande république d'une branche aussi intéressante que la République de Genève.
A l'entrée des troupes dans la ville on n'a point crié à la réunion. La consternation est dans toutes les maisons et tous les visages annoncent toute l'indignation qui se trouve dans les cœurs. Rien de plus atroce, de plus perfide, de plus scélérat que la conduite qui a été tenue envers nous.
Source : Gallica

François Gabriel Butin Le Syndic Butin et la réunion de Genève à la France en 1798… (1914)

Si Genève est réunie à la France, le principe de l'industrie sera infiniment affaibli ; ses habitants pourront aller ailleurs, se répandre dans toute la grande république ; le génie ou le caractère des Genevois s'éteindra ; et Genève ne sera plus.
Vous mériterez donc bien, mon cher Ministre, de l'une et de l'autre république par les efforts que vous ferez pour maintenir l'indépendance politique de la petite.
Recevez, mon cher Ministre, l'assurance de mon parfait dévouement.
Source : Gallica

François Gabriel Butin Le Syndic Butin et la réunion de Genève à la France en 1798… (1914)

Au citoyen Gosse, à Paris1.
Du 17 avril.
Je veux, mon cher Gosse, vous dire deux mots d'amitié, qui seront insérés dans une lettre à notre cher Micheli.
Notre ville jouit d'un calme parfait. Les cœurs sont navrés, sont remplis de deuil. Tous les Genevois se sont bien conduits dans une circonstance si grave et si affreuse. Dans quel état la nouvelle d'un tel événement vous aura jetés, vous et Micheli ! Vous vous êtes tous les deux tant occupés de notre chère Genève que le coup vous frappera d'autant plus fort. Vous nous plaindrez beaucoup.
Source : Gallica

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