Résumé

Charles Du Bois-Melly,  Histoire anecdotique et diplomatique du traité de Turin entre la cour de Sardaigne et la ville de Genève… (1880)

“ Foncet montrait plus de dextérité et, sous son apparente rondeur, plus de souplesse. On voit dans la correspondance du Genevois combien Mussard prenait à cœur, avec cette sensibilité maladive et soucieuse dont nos concitoyens eurent toujours le privilège, les traverses et les difficultés d'une négociation dont il appréhendait par fois l'issue funeste : « se rendant malade de chagrin, » nous dit-il lui-même. Le baron savoyard, beaucoup plus philosophe, s'efforce alors généreusement de relever les espérances de son confrère, et s'étonne naïvement de rencontrer tant de sensibilité... ”
Source : Gallica

Charles Du Bois-Melly,  Histoire anecdotique et diplomatique du traité de Turin entre la cour de Sardaigne et la ville de Genève… (1880)

“ « Notre mémoire, poursuit Mussard, qui avait été lu au Roi (à ce que nous avons su de M. Foncet) avait été fort goûté et il avait peut-être été un des motifs qui avaient le plus déterminé Sa Majesté à désirer de rentrer en négociation. » Non seulement Genève y offrait la cession des
trois quarts du territoire contesté, mais on se serait même porté, y disait-on, au sacrifice des droits réservés, dont l'évaluation modérée — capitalisée d'après le revenu annuel — allait encore à cette époque à près d'un million de livres !
”
Source : Gallica

Charles Du Bois-Melly,  Histoire anecdotique et diplomatique du traité de Turin entre la cour de Sardaigne et la ville de Genève… (1880)

“ « Si l'on ne voulait jamais rien céder, aucune transaction ne serait possible, » et cette vérité assurément incontestable s'impose, on le sait, dans la politique aussi bien que dans la vie privée.
Mais il est temps de revenir une dernière fois à Turin, où les communications officielles du prochain traité occupaient depuis plusieurs jours les négociateurs genevois qui recevaient à cette occasion — soit des ministres, soit des diplomates étrangers — les félicitations d'usage à l'adresse de la République, et pour eux les compliments les plus flatteurs.
”
Source : Gallica

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