Gabriel Pérouse,
Archiviste de la Savoie. Les Relations de la Savoie avec Genève du XVIe au XVIIIe siècle…
(1932)
“ « Par le sang Dieu ! répétaient les hommes de Ganel, pour les rasséréner, nous pendrons les premiers qui grogneront. » Un boucher de Bonne, qui portait vendre à Genève, sur un cheval, deux veaux tués, fut arrêté comme tout le monde ; son épée lui fut ôtée et la fameuse arquebuse était pointée sur lui quand il s'indigna, « jurant le nom de Dieu, disant que c'était mal fait », et les gens de Ganel eurent bien l'ironie de se choquer, et de lui infliger, pour son blasphème, deux florins d'amende, qu'il dut emprunter pour être remis en liberté. ”
