Paul d' Enjoÿ

Élements biographiques

Paul d' Enjoÿ La colonisation de la Cochin-Chine… (1898)

Aucun n'a le courage d'aboyer et tous ont le museau frémissant tourné vers l'endroit où le fauve souffle, comme pour hypnotiser par la frayeur, les êtres dont il veut faire ses victimes.
On le voit encore souvent, au clair de lune, rôder autour des bureaux de l'administration de THU-DAUMOT, flairer les cuisines du fort de BIEN-HOA ou circuler en flâneur dans les jardins du tribunal de TAYNINH.
C'est à TAY-NINH que vivait naguère un des plus grands chasseurs Européens de Cochin-Chine.
Source : Gallica

Paul d' Enjoÿ La colonisation de la Cochin-Chine… (1898)

Les animaux qui font le bruit le plus grand sont de petits reptiles amphibies, petits parmi les petits, et que les Européens dénomment crapauds-buffles. Leur tapage est assourdissant, leur voix rauque, grave, sonore comme celle d'un bourdon de cathédrale.
Pour bien établir que nous n'exagérons rien, nous dirons que quand on veille un malade, en danger de mort, à l'époque des pluies et dans certaines contrées de la Cochin-Chine, on fait battre les marais avec de grandes gaules.
Source : Gallica

Paul d' Enjoÿ La colonisation de la Cochin-Chine… (1898)

A part des surprises de ce genre où ni l'homme ni la bête ne se sont cherchés, il est d'ailleurs fort rare, en Indo-Chine, que le tigre soit affronté face à face, de propos délibéré, par les chasseurs, comme les artistes l'imaginent dans leurs compositions émouvantes, si douces à l'orgueil humain.
Quelquefois, dans la réalité, le fait se produit. Des insensés, dans un accès de témérité absurde, s'attaquent ouvertement à ce fauve et payent de leur vie un moment de vaine exaltation.
Source : Gallica

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