Résumé

E. Sombsthay Annam et Tonkin. Cours de législation et d'administration annamites… (1898)

A un autre point de vue, celui de notre influence sur le peuple annamite, nous nous trouvons en présence d'un peuple qui ne reconnaît d'autre supériorité que celle de l'esprit, de la culture intellectuelle ; un fonctionnaire ne peut donc obtenir le respect de l'indigène que par la connaissance de la langue et de la législation. Un lettré est seul, aux yeux de la population un homme supérieur et digne de commander.
C'est là tout le secret de l'influence des missionnaires dans leurs chrétientés et du respect qu'ils obtiennent de tous les indigènes.
Source : Gallica

E. Sombsthay Annam et Tonkin. Cours de législation et d'administration annamites… (1898)

L'activité commerciale ne peut se développer que dans une population aisée. Ce n'était pas le cas ; en outre, la guerre avait encore appauvri le pays. Après la pacification commençait le rôle de la colonisation et de la conquête morale d'un peuple vaincu et humilié.
Mais pour acheter les produits de notre commerce,
fallait-il que les Annamites fussent familiarisés avec eux et en même temps fallait-il créer la richesse, c'est-à-dire augmenter le bien-être des populations.
Source : Gallica

E. Sombsthay Annam et Tonkin. Cours de législation et d'administration annamites… (1898)

Le pouvoir de punir appartient à la même autorité que celui de récompenser. Cette autorité est unique et la séparation des pouvoirs administratif et judiciaire apparaît ici comme une hérésie, au lieu d'être considérée comme un principe.
Le roi est le père et la mère de ses sujets ; les fonctionnaires civils et militaires ont une délégation de l'autorité souveraine, mais ils ne peuvent disposer de la liberté individuelle sans en rendre compte au souverain : c'est pourquoi toute sentence entraînant la peine de l'emprisonnement doit être approuvée par le roi.
Source : Gallica

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