Du Suffrage universel (1871)
“ Tous les corrupteurs et les corrompus de l'empire crièrent alors à tue-tête : « Votez Oui et vous aurez la paix, la prospérité, la liberté. Voter Non, c'est demander la guerre, la ruine et l'anarchie. » Le peuple a voté Oui à une immense majoiité. Qu'a-t-il recueilli pour ce haut fait d'aveuglement ? La moisson n'est pas encore complète ; mais assurément ce pauvre peuple n'a eu, ni la paix, ni la prospérité. Quant à la liberté, elle est bien compromise, et c'est au suffrage universel qu'il appartient de la sauver et de l'affermir. ”
