Résumé

Léon Remi Pilatte Le triomphe du 9 Janvier. Lettre à M. Borriglione… (1881)

Aucun service rendu dans le passé, aucun service que vous pourriez rendre dans l'avenir ne sauraient compenser l'atteinte portée à la sincérité, à la dignité du suffrage universel. On ne saurait attendre que vous rompiez avec les auteurs de la mauvaise oeuvre qui vient de se faire. Ils vous ont trop servi pour que vous ne leur apparteniez pas. Vous leur avez donné votre nom en gage. C'est pourquoi, confondu avec eux, vous devrez désormais compter pour adversaires politiques tous ceux que révolte l'idée devoir Nice devenir le Bourg-pourri de la France.
Source : Gallica

Léon Remi Pilatte Le triomphe du 9 Janvier. Lettre à M. Borriglione… (1881)

Quels puissants motifs avaient pu vous déterminer à quitter l'attitude impartiale de laquelle vous aviez juré de ne vous point écarter? Quoi? vous ne reculiez plus devant la nécessité cruelle d'immoler de vos propres mains ceux de vos anciens collègues qu'avait exclus le Comité central ? Vous braviez de gaîté de coeur l'hostilté, que vous aviez d'abord refusé d'encourir, de tous les candidats évincés? Vous aviez votre liste, signée et
paraphée par vous, ne varietur, au moyen de votre carte de visite!
Source : Gallica

Léon Remi Pilatte Le triomphe du 9 Janvier. Lettre à M. Borriglione… (1881)

Après l'escamotage du suffrage universel par les procédés que je viens de vous rappeler, j'ai à vous parler de quelque chose de pire : la corruption des électeurs, dont vous ne vous êtes pas moins rendu solidaire.
Contre la première des manoeuvres, les citoyens pouvaient se défendre. S'ils ne l'ont pas fait, si les uns ont été surpris, trompés, entraînés; si les autres sont restés inertes; si d'autres ont reculé devant une lutte qu'ils voyaient prête à dégénérer en pugilat, c'est leur faute, et il est à supposer qu'ils ne la commettront plus à l'avenir.
Source : Gallica

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