Chanoine Vincellet

Résumé

Chanoine Vincellet Louise, ou la Première communion… (1846)

Voyant qu'elle respirait encore, l'abbé Biaise commença alors à réciter les litanies pour l'âme des mourants ; soeur Angélique, Marguerite et la malade couchée dans le lit voisin disaient les répons. On pouvait voir que Louise entendait encore. Quand l'aumônier prononça ces mots : « Pars, âme chrétienne, quitte ce monde, » l'expression de divine extase empreinte sur son visage sembla augmenter encore; et lorsqu'il en fut à ceux-ci : « Que les cieux s'entr'ouvrent pour elle, et que les anges se réjouissent, » on entendit distinctement une légère expiration...
Source : Gallica

Chanoine Vincellet Louise, ou la Première communion… (1846)

Vous ne souffrez que d'un seul de vos membres, continua l'abbé Biaise ; mais lui, il a souffert de toutes les parties de son précieux corps. Vous êtes couchée dans un lit bien doux, lui n'avait pas seulement de quoi reposer sa tète. Vous êtes entourée de personnes compatissantes qui plaignent et soulagent vos maux , lui était abandonné et trahi par ses amis ; et cependant les angoisses qu'il ressentait, ce n'étaient par ses souffrances qui les causaient ; les larmes qu'il versait, ce n'était pas sur lui-même, mais sur vous, Louise, et sur nous tous misérables pécheurs !
Source : Gallica

Chanoine Vincellet Louise, ou la Première communion… (1846)

Tout le temps que durèrent les prières préparatoires, que le bon aumônier abrégea le plus possible, Louise ne cessa de regarder le christ avec amour, et lorsqu'elle reçut la sainte hostie, sa première et sa dernière communion, ses yeux brillèrent d'une telle expression de foi et de bonheur, que le saint prêtre lui-même en fut édifié. Mais cette émotion avait été au-dessus de ses forces, et, bien que sa figure conservât toujours l'emblème souriant du calme et de la béatitude, sa tête retomba sur l'oreiller, et son visage redevint uniformément pâle.
Source : Gallica

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