Alphonsine Masson

Résumé

Alphonsine Masson Ma conversion (1864)

Une fois le nom de Dieu prononcé, je tournai ma pensée vers le Créateur, je songeai à la brièveté de la vie, à l'immortalité de l'âme, je n'eusse point affirmé alors ce que je crois maintenant : c'est que la mort n'est que l'étroit passage qui conduit à la vie, et la tombe, un lit où le chrétien s'endort au soir de sa mortalité, pour se réveiller aux splendeurs divines! Mais j'étais ébranlée dans mon incrédulité, je faisais les premiers pas vers la vérité. Quand ma mère fut ensevelie, et que tout fut terminé, je retournai auprès de mon mari et de mes enfants.
Source : Gallica

Alphonsine Masson Ma conversion (1864)

Tout cela est bon pour des enfants; on leur fait peur de choses qu'il né faut pas prendre à la lettre! Mais, à ce moment même, la parole du prêtre avait une telle autorité, un tel accent de vérité, que je fus saisie de désespoir et de honte. Et puis, comme si ce prêtre eût voulu rasséréner mon esprit éperdu, il laissa entrevoir la grâce et la générosité du pardon tombant sur le coeur repentant et soumis.
Source : Gallica

Alphonsine Masson Ma conversion (1864)

Une voix mystérieuse le murmurait à ma conscience, des élans de reconnaissance amenaient alors des flots de larmes dans mes yeux ; ces larmes, je me hâtais de les essuyer, car elles m'auraient fait rougir devant quelqu'un, tant elles étaient pour moi insolites, inexplicables ! J'attribuais mon bonheur à tout au monde, excepté à Dieu.
La vie est une chaîne dont l'un des bout tient au ciel et l'autre à la terre : c'est pourquoi nous passons si rapidement d'une pensée pieuse à une pensée profane.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature