Alphonse de Lamartine,
Correspondance de Lamartine. I. 1807-1812
(1873-1875)
“ Je m'ennuie ici, mon cher ami ; hélas ! c'est comme partout où je n'ai pas un ami. Je me lève tard, je porte un petit pupitre au bout du jardin sous un cabinet de charmille, un dictionnaire anglais, un poëte et du papier. La traduction me fatigue bientôt, je fais quelques méchants vers sans peine et sans fin, et puis j'écris d'un style rompu à Guichard et à toi. Beaucoup de mes rêves, toutes mes espérances s'évanouissent chaque jour, c'est comme les fantômes qu'on se fait la nuit et que le premier rayon du jour dissipe ou réduit à leur juste valeur. ”
