Marcellin Berthelot,
Correspondance, 1847-1892
(1898)
“ Le grand plaisir de l'Italien, c'est de vivre. Aussi, dès qu'il le pourra, il ira se coucher là-bas au soleil, aux pieds d'une ruine. Tout le temps qu'on enlève à cette espèce de savouration de la vie, lui est pénible; pourvu qu'il ne travaille pas et qu'il n'ait pas trop faim, il est heureux. Voilà le grand fonds de bien qu'on n'enlèvera jamais à ce peuple, et qui le rend en un sens plus heureux que, le nôtre, malgré son humiliation. Il n'est pas tourmenté, il est assuré de ce qui lui suffit pour être heureux: le ciel, l'air, le doux climat ”
