Résumé

Louis Josserand Cours de droit civil positif français… (1938)

Non, en principe, pour cette raison décisive que la possession d'état est l'œuvre des intéressés eux-mêmes; il est inadmissible qu'on puisse se créer un titre à soi-même et que l'apparence ainsi établie soit de nature, en se prolongeant, à devenir la vérité juridique; sinon, le concubinage usurperait les droit du mariage; il lui suffirait de durer et d'imiter longuement le modèle. Aussi, l'article 195 décide-t-il : « La possession d'état ne pourra dispenser les prétendus époux qui l'invoqueront respectivement, de représenter l'acte de célébration du mariage devant l'officier de l'état civil. »
Source : Gallica

Louis Josserand Cours de droit civil positif français… (1938)

Deuxième point : peut-on renoncer à se prévaloir de l'inefficacité d'un acte en le confirmant et en le purgeant ainsi du vice dont il était atteint?
Sur ce second point, l'opposition se continue entre les nullités relatives d'une part, les nullités absolues et l'inexistence d'autre part.
Celui dans l'intérêt de qui la nullité relative est édictée peut renoncer à s'en prévaloir; il est le maître de l'action en nullité; il peut la laisser sommeiller, c'est son affaire; en s'en dépouillant, il ne lèse que lui-même puisque l'intérêt public n'est pas en cause.
Source : Gallica

Louis Josserand Cours de droit civil positif français… (1938)

Critère de l'abus. — Pour le découvrir, il faut pénétrer jusqu'à l'esprit même du droit de propriété, lequel est, en surface tout au moins, un esprit égoïste, dans le meilleur sens du mot : tout ce qu'on demande au propriétaire, et tout ce que notre jurisprudence exige de lui, c'est qu'il poursuive la satisfaction d'un intérêt sérieux et légitime : la formule, devenue de style, se retrouve dans un grand nombre de décisions judiciaires; c'est l'intérêt sérieux et légitime qui est constitutif, en matière de propriété, du juste motif, du mobile légitime.
Source : Gallica

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