Résumé

Gustave Allègre Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1895)

En résumée le divorce est contraire à la nature même du mariage. La famille n'est pas une création arbitraire de l'homme ; là tous les rôles sont imposés, celui du père, de la mère, de l'enfant ; là tous les liens sont perpétuels ; on ne peut pas plus dissoudre le mariage que le lien de paternité.
Le divorce est encore contraire à la volonté des époux qui se sont juré un amour éternel, qui ont voulu une union sans rupture ; au but même du mariage qui crée des obligations perpétuelles, qui fait naître une communauté de vie et de secrets incompatible avec l'idée de rupture
Source : Gallica

Gustave Allègre Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1888)

Que l'on flétrisse avec sévérité la théorie brutale de la force primant le droit, c'est justice. Que l'on repousse avec indignation la théorie de la morale utilitaire qui place l'égoïste intérêt au-dessus de tout, c'est encore justice. Il y a longtemps déjà que les philosophes spiritualistes et les théologiens ont signalé, réfuté et flétri ces théories criminelles qui, au nom de la force, écrasent le juste et le faible, et qui, au nom de l'intérêt matériel, étouffent les idées élevées, les sentiments généreux et sacrifient l'individu, la personne morale à un but audacieusement avoué.
Source : Gallica

Gustave Allègre Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1888)

Quand le divorce n'est pas prononcé, si l'un des époux veut rompre le lien du mariage, ce n'est pas seulement sa conscience et celle de son conjoint qui s'y opposent, c'est la loi civile, c'est le juge, c'est la force armée. Quand le divorce est prononcé, la loi, la force armée sont au service de l'époux infidèle; et s'il veut contracter une autre union, il sera bigame ou adultère devant Dieu, mais la loi, le juge, la force année protégeront sa bigamie et débouteront l'époux lésé de s'a plainte.
Source : Gallica

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