Résumé

La Tribune judiciaire. Recueil des plaidoyers et des réquisitoires les plus remarquables des tribunaux français et étrangers… (1855-1863)

Est-ce que la prospérité de Pont-Remy, qui est une Compagnie linière, de Javel, qui est une Société pour la fabrication des engrais, intéressait directement ou indirectement la Compagnie des Docks?
Est-ce que ces prélèvements des inculpés, s'augmentant dans la proportion où la détresse de l'entreprise s'agrandit, étaient le payement d'une dette sociale?
On ne saurait le prétendre, et l'on tourne à demi la difficulté, en disant : L'argent ne devait point rester stérile; la maison de banque l'employait dans l'intérêt des Docks, jusqu'au jour où ceux-ci auraient besoin du capital.
Source : Gallica

La Tribune judiciaire. Recueil des plaidoyers et des réquisitoires les plus remarquables des tribunaux français et étrangers… (1855-1863)

Soit! je le suppose un instant, il y a délit dans le traité Fox; Berryer le sait, il ne le dénonce pas au ministre. Qu'y a-t-il là? une faute grave envers lui-même, une faute encore envers le ministre; mais une participation directe à l'abus de confiance, au détournement, quand il ne prend rien, quand on reconnaît qu'il n'a jamais eu la pensée de rien prendre ! Il est témoin d'un délit, et parce qu'il ne le révèle pas, il en devient le complice ! et c'est devant la justice criminelle que j'entends ce langage !
On n'est complice que si l'on aide au délit, si on le facilite.
Source : Gallica

La Tribune judiciaire. Recueil des plaidoyers et des réquisitoires les plus remarquables des tribunaux français et étrangers… (1855-1863)

Vous vous plaignez de ce que le dévouement a enfanté le dévouement, c'est la loi des choses: le dévouement est aveugle, l'égoïsme y voit plus clair. Non, il n'y a pas de fautes; pas de délit, pas de crime, pas de responsabilité dans tout cela.
Voilà ce que je répondrais, si je défendais l'administration.
Mais je reviens à la réalité; je ne plaide pas pour l'administration, je plaide pour Berryer, et armé par lui de tous les documents qu'il a livrés à l'administration, j'ai le droit de dire et je dis que si quelqu'un est responsable, ce n'est pas lui.
Source : Gallica

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