Docks de Londres

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros L’Angleterre et la vie anglaise

Dès 1805 avaient été ouverts entre Wapping et Shadwell les London docks, destinés à recevoir les navires chargés de vin, d’eau-de-vie, de tabac et de riz. Le terrain étant plus cher dans la ville que dans la campagne, les docks de Londres se distinguent par ce que les Anglais appellent un caractère compacte. Ici les vaisseaux se serrent les uns contre les autres dans des bassins dont on aperçoit à peine l’eau trouble et stagnante. Les magasins s’élèvent comme des forteresses et regorgent souvent de marchandises.
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L. Simonin Revue des Deux Mondes

Les docks du Havre sont disposés en forme de grandes halles, comme celles de gares de chemins de fer. Presque aussi vastes que les docks de Londres, ils occupent une surface de 23 hectares et peuvent contenir dans leurs magasins 150,000 tonnes de marchandises. Ici toutes les denrées du globe sont reçues, pesées, échantillonnées. Mieux encore que sur les quais, on peut dresser l’inventaire de tout ce que produisent les divers climats, les divers sols, le sous-sol.
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Louis-Robert Antral Hogarth (1931)

Dans ce Londres du xvme siècle qui n'a pas de quais, la marée monte et redescend, bousculant les denrées multicolores, les béliers et les portants qui, demain, vont vider les frégates, parfumant les berges aux senteurs des Antilles. La ville dans le lointain est là, captive au filet des cordages ; dans les docks des Indes occidentales, mille vaisseaux dorment ayant cargué leurs voiles et les carènes des navires se mêlent aux auvents des maisons qui grincent dans la nuit.
Source : Gallica

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