Adolphe Belot

Adolphe Belot

Résumé

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Une Maison centrale de femmes… (1875)

Regardez M. Vitel, il ne brille ni par l'innocence, ni par la candeur, j'oserai même, timidement, insinuer qu'il est un peu vicieux, eh bien! il adore le jardinage, s'agenouille devant une fleur fraîchement éclose, et se pâme, à la vue d'une goutte de rosée, sur un brin d'herbe.
— Soit! fit Didier, Mlle Lelièvre aime les champs et le bien des autres ; elle cueille des fleurs et vole des enfants. Mais était-il en son pouvoir de satisfaire ses goûts ? Avec quelles ressources espère-t-elle vivre, sans travailler, dans le pays de ses rêves?
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Une Maison centrale de femmes… (1875)

Vous êtes-vous jamais demandé, mon cher Monsieur de Prades, dit-elle, à laquelle de vos qualités vous aviez dû le triste avantage défaire, autrefois, la conquête de Carmen? Non, n'est-ce pas? C'était bien assez de vous savoir aimé, sans vous tourmenter l'esprit pour chercher la cause de cette passion malencontreuse. Je vais vous la dire.
L'amour est entré au coeur de Mademoiselle Lelièvre, non point par les yeux, comme il arrive le plus souvent, mais par les oreilles: elle a été subjuguée, conquise le jour où, pour la première fois, elle vous a entendu chanter.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot Une Maison centrale de femmes… (1875)

L'émotion de Richard était des plus vives, mais sa physionomie demeurait impassible. Il touchait enfin au but, il allait pouvoir tenir le serment fait à Marcelle de lui rendre son enfant.
Tout à coup, il entendit un bruit de pas dans l'escalier et l'on frappa vivement à la porte de Carmen.
— Vous attendez quelqu'un? demanda Richard étonné.
— Non, fit-elle, on se trompe sans doute. On frappa de nouveau.
— Qui est là, que veut-on? dit Mademoiselle Lelièvre en s'avançant vers la porte.
— Ouvrez, répondit une voix.
Source : Gallica

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