Règlement amiable

Définition et enjeux

Gabriel Vanier,  Étude pratique sur l'ordre amiable (1864)

“ Est-ce à dire que toute convention pourra avoir lieu à l'abri d'un règlement amiable, pourvu qu'elle soit approuvée par le juge? La partie qui consent à un ordre amiable, doit avoir la capacité pour acquiescer : mais la transaction, par exemple, est un acte d'une nature spéciale, qui suppose, ainsi que nous l'avons vu, des droits douteux, des sacrifices réciproques et que la loi soumet, quand il intéresse des incapables, à des formalités spéciales. ”
Source : Gallica

Joseph Tissot,  Introduction historique à l'étude du droit considéré dans les faits ou dans les moeurs… (1875)

“ Mais si l'intérêt considéré en lui-même n'a rien d'obligatoire, tout règlement d'intérêts, soit par le législateur, soit par le juge ou l'arbitre, n'a rien non plus d'obligatoire : en sorte que tout le respect qu'on doit aux lois et à la chose jugée se réduit purement et simplement à la crainte. ”
Source : Gallica

Paul Baillière,  Du domaine public de l'État, du domaine public de l'État à Rome et dans l'ancien droit français… (1882)

“ Si nous voulons traiter à l'amiable, céder notre droit à des intermédiaires, qui nous en empêchera ? Si nous nous contentons de l'indemnité que les tribunaux nous accorderont, en quoi notre conduite est-elle illégitime ? — Ce qui est illégitime, ce n'est
pas l'appel que le propriétaire fait aux tribunaux de droit commun pour obtenir protection, c'est l'acte par lequel l'administration prétend occuper des terrains qui ne lui reviennent pas de droit, sans remplir les formalités de la loi de 4841.
”
Source : Gallica

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