Résumé

Gabriel Vanier Étude pratique sur l'ordre amiable (1864)

Il en est de même du désistement et de l'acquiescement (art. 402, même Code) ; or, le consentement à l'ordre amiable n'est-il pas un acte de nature toute particulière; non pas un acte de procédure susceptible de tomber par le désaveu, mais un acte définitif, irrévocable pour lequel il faut évidemment une capacité spéciale? Nous verrons plus tard que le véritable caractère du consentement donné à l'ordre amiable est un acquiescement et qu'à ce titre, il exige un pouvoir spécial pour l'avoué.
Source : Gallica

Gabriel Vanier Étude pratique sur l'ordre amiable (1864)

Recevoir un capital, c'est toucher une somme liquide, exigible, dont le principal et les accessoires sont parfaitement déterminés : une créance hypothécaire, en cas de déconfiture du débiteur, n'en est presque jamais là. D'un autre côté, la renonciation à une hypothèque dont l'inutilité est démontrée, ne peut être considérée comme un acte d'aliénation.
Consentir à un ordre amiable, c'est plus qu'administrer, mais ce n'est pas aliéner, c'est un acte d'une nature particulière qui doit exiger une capacité particulière, quelles que soient ses conséquences.
Source : Gallica

Gabriel Vanier Étude pratique sur l'ordre amiable (1864)

C'est bien là la consécration d'un principe général de compétence attribuant au tribunal de la situation la vente d'un immeuble et la distribution du prix aux créanciers hypothécaires.
Ce principe repose sur ces idées fort raisonnables : c'est d'abord qu'un immeuble est vendu dans de meilleures conditions là où il est situé, et d'un autre côté, c'est que le créancier, en s'assurant d'un gage, doit compter, pour toutes les questions relatives à la liquidation de ce gage, sur un tribunal déterminé qui ne peut être que le tribunal de la situation.
Source : Gallica

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