Résumé

Observations de la Faculté de droit de Caen sur les réformes à introduire en matière de privilèges… (1841)

Beaucoup de propriétés sont grevées de rentes depuis plusieurs générations ; que le détenteur actuel soutienne n'avoir pas de titre, mais qu'il prouve une jouissance de trente, quarante ou cinquante ans, par lui ou ses auteurs, cette justification suffira à l'acquéreur, au créancier; et cependant, sous le Code, ils sont exposés à l'action du propriétaire de la rente. D'ailleurs il y a des créanciers à hypothèque judiciaire, des créanciers chirographaires, qui n'ont pu réclamer la représentation des titres et qui ont le droit de saisir l'immeuble.
Source : Gallica

Observations de la Faculté de droit de Caen sur les réformes à introduire en matière de privilèges… (1841)

Quoi que fassent les créanciers de la succession, ils perdront moitié, si l'on ne maintient pas leurs droits sur les biens que possédait le défunt au moment de sa mort. Pourquoi ne pas le faire, quand les légataires ont pour tout le legs une hypothèque légale sur chaque immeuble de la succession (art 1017 C. civ.) ?
Craindra-t-on que cette indivisibilité du privilége ne soit pour les cohéritiers solvables une cause de ruine ? Ce serait à tort : le privilége devra se produire dans un assez bref délai ; le partage ne sera presque jamais effectué auparavant
Source : Gallica

Observations de la Faculté de droit de Caen sur les réformes à introduire en matière de privilèges… (1841)

Tel est le sens
que la doctrine et la jurisprudence ont attaché aux termes du Code : le privilége ne s'exerce contre chaque créancier que pour les frais qu'il eût dû faire lui-même, s'ils n'avaient pas été faits par un autre.
2°. Les frais ordinaires des funérailles. Le privilége se restreint donc aux frais autorisés par l'usage, d'après la position du débiteur ; les intérêts des créanciers ne seront pas sacrifiés à la vanité de la famille ; le deuil de leur débiteur insolvable ne sera point porté à leurs dépens.
Source : Gallica

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