Résumé

André Goutet De la conciliation en matière civile (1936)

Les institutions de conciliation présentent une importance sociale incontestable : la transaction intervenue entre les parties avant que le litige ne soit né évite les lenteurs et les frais de la procédure; elle fait disparaître une cause de tracas et de perte de temps; elle apaise les dissensions au lieu de les attiser comme le ferait un procès. Toute mesure qui doit avoir pour effet de favoriser la conciliation est donc en soi éminemment louable.
Source : Gallica

André Goutet De la conciliation en matière civile (1936)

C'est sous l'impulsion des mêmes tendances que furent créés les juges de paix et le préliminaire de conciliation.
L'arbitrage doit devenir la règle; si les parties n'y recourent pas, il convient cependant de faire l'impossible pour empêcher le recours au tribunal lui-même : le litige ne sera pas soumis à des arbitres, mais sous l'autorité bienveillante d'un magistrat les parties se rencontreront et conclueront une transaction.
Le juge de paix est un juge, mais il doit être surtout un bon citoyen.
Source : Gallica

André Goutet De la conciliation en matière civile (1936)

Un arrêt de la Cour de Cassation du 3 mai 1808 (D., Rép., VO Conciliation, sous le n° 127) rendu d'ailleurs sous le régime de la loi de 1790 qui imposait la conciliation à tous les incapables, a décidé que l'autorisation du mari permettait à la femme de comparaître en conciliation, mais que la transaction qui en serait la conséquence ne pourrait être conclue qu'avec une autorisation spéciale du mari.
Cette solution s'explique; il est en effet plus dangereux de transiger au prix de sacrifices importants, que de soumettre son droit à la justice.
Source : Gallica

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