Résumé

E. Fay La justice de paix en Italie & en France… (1873)

Qu'il se garde, dit Bellot, dans l'Exposé des motifs de la loi sur la procédure civile du canton de Genève, qu'il se garde, dans la ferveur de son zèle, de pousser ses instances jusqu'à l'importunité, d'arracher à l'ignorance, à la timidité, à la crainte de passer pour dur et processif, le sacrifice de droits évidents ; de se prévaloir des aveux échappés dans l'abandon de l'entretien ; qu'il se garde de menacer jamais de son autorité de juge : la conciliation ne serait plus qu'un piège, elle n'offrirait plus qu'un nouvel appât à la chicane.
Source : Gallica

E. Fay La justice de paix en Italie & en France… (1873)

Quelque rapide que doive être la procédure devant le préteur, le législateur aurait dû autoriser ce magistrat à renvoyer la prestation de serment à une autre audience,
parce qu'il est souvent utile d'appeler à la réflexion la partie qui doit le prêter, et de ne pas la placer brusquement entre sa conscience et la crainte de rétracter des assertions précédentes, car, comme l'a dit un jurisconsulte, la précipitation, le sentiment d'une fausse honte ont causé plus de parjures que l'intérêt même.
Source : Gallica

E. Fay La justice de paix en Italie & en France… (1873)

Et pour l'application et l'interprétation de la loi, pour prononcer sur nos intérêts les plus chers, sur nos biens, sur notre honneur, notre liberté, pour la plus difficile, la plus importante des fonctions, celle de rendre la justice, on n'exige rien ! Il n'est qu'un état en France pour lequel l'apprentissage n'est pas nécessaire, et cet état est le premier de tous !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature