“ Alors je crois m’élever au-dessus des tribunats, des prétures et des consulats ; je crois posséder ce qu’on tient de soi-même et non d’un autre, ce que ne confère point une lettre impériale, ce qui ne vient pas avec la faveur. Eh ! quel est celui des arts dont l’éclat et la renommée ne le cèdent à la gloire dont les orateurs jouissent dans Rome, non seulement parmi les hommes agissants et occupés des affaires, mais encore parmi les jeunes gens de l’âge le moins sérieux, pour peu qu’ils aient un esprit bien fait et la conscience de quelque talent ? ”
Préture
Définition et enjeux
La préture désigne, dans l'antiquité romaine, un magistrat chargé de l'administration et de la justice, souvent associé à l'édilité. Ce thème a été abordé par plusieurs auteurs, comme Tacite, qui en fait un symbole de pouvoir personnel et de prestige, ou François de Sales, qui l'utilise métaphoriquement pour évoquer la préparation spirituelle.
D'autres, comme Buffon ou Camille Pert, montrent comment le terme peut s'étendre à des contextes éducatifs ou émotionnels, illustrant ainsi une diversité d'approches. Ces textes révèlent que la préture, qu'elle soit historique ou symbolique, demeure un terrain de réflexion sur l'autorité et la responsabilité.
Citations sur “préture”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds et muets en France…
(1847)
“ Elle vous dit, Pereire vous dit de ne pas abandonner votre enfant à des mercenaires, à son infirmité ; tenez-le long-temps et toujours sur votre sein ; que les mouvements de vos lèvres frappent ses yeux, que les soulèvements et les vibrations de votre poitrine frappent là sienne et se communiquent à ses poumons. Dans cette attitude, nommez-lui avec les mouvements de vos lèvres les objets qu'il désire et que vous lui présentez, accentuez votre parole par le geste, soutenez-en l'émission avec la mesure , et votre fils imitera tout ce qu'il a vu et senti, la parole sortira de son mutisme. ”
“ Se dire que ces yeux dont on a guetté le premier sourire, cette bouche qui vous a baisée la première, ce corps qu’on a tenu enfant dans ses bras, qui s’est développé peu à peu par vos soins, que tout cet être qui est vous, votre chair, votre amour, tout cela n’est plus rien ! ne sera jamais plus rien ! Il ne sent plus rien, les caresses, les appels de sa mère, il ne peut plus rien entendre ! ”
Eugène Morel,
Terre Promise (Eugène Morel - La Revue blanche…
“ Au levain du sang monte, pétrie, la rage. Ivre, le meurtrier râle, ivre de joie, et s’exalte. À nu, ce corps que nu il possédait. Comme ses lèvres jadis il y replonge le couteau. Ce ventre qu’il ne peut plus féconder, il le crève. ”
Daniel Bernard, Les Virelais de Daniel Bernard (1865)
“ Le pré clans sa robe frissonne, Est-ce le souffle de l'automne ? Le pré blanchit, comme la mer, Est-ce la neige de l'hiver ? Est-ce le renouveau qui passe ? (Voici l'haleine de l'espace) Ou la vierge aux fils éclatants ? (Voici l'haleine du printemps !) 180 LES PRES MOUILLES Le pré muet sous la feuillée S'enveloppe d'herbe mouillée. Le souvenir plein de parfums S'enveloppe d'amours défunts. La fauvette tremble et s'enroue ; Le pré s'ajuste et se secoue. Comme un volage ses serments Le pré compte ses diamants. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ Oui sans doute ; comme une femme enceinte prépare le berceau, les linges et bandelettes, et même une nourrice pour l’enfant qu’elle espère faire, encore qu’il ne soit pas au monde, ainsi Notre Seigneur ayant sa bonté grosse et enceinte de vous, prétendant de vous enfanter au salut et vous rendre sa fille, prépara sur l’arbre de la Croix tout ce qu’il fallait pour vous : votre berceau spirituel, vos linges et bandelettes, votre nourrice et tout ce qui était convenable pour votre bonheur. ”
Plaute,
Comédies de Plaute, traduction de E. Sommer
“ PÉNICULUS. Vous ne connaissez pas votre parasite ? MÉNECHME. L’ami, à ce que je vois, vous n’avez pas la tête trop saine. PÉNICULUS. Dites-moi, n’avez-vous pas dérobé cette mante à votre femme et ne l’avez-vous pas donnée à Érotie ? MÉNECHME. Par Hercule, je n’ai point de femme ; je n’ai point donné de mante à Érotie et n’en ai point dérobé. PÉNICULUS. Êtes-vous insensé ? Voilà une méchante affaire. Comment ! je ne vous ai pas vu sortir affublé de la mante ? MÉNECHME. Gare à toi ! Tu t’imagines, parce que tu es un mignon, que les autres te ressemblent. ”
Plaute,
Comédies de Plaute, traduction de E. Sommer
“ PÉRIPLECTOMÈNE. Je ne sais qui de chez vous est venu tout à l’heure sur notre toit et a regardé par la gouttière, chez nous, Philocomasie et mon hôte qui s’embrassaient. PALESTRION. Qui les a vus ? PÉRIPLECTOMÈNE. Un de tes camarades. PALESTRION. Quel homme est-ce ? PÉRIPLECTOMÈNE. Je ne sais, tant il s’est dérobé brusquement. PALESTRION. Je soupçonne... que c’est fait de moi. PÉRIPLECTOMÈNE. Comme il s’en allait, je crie : « Hé, là-haut, que fais-tu là sur mon toit ? » Il me répond en disparaissant qu’il court après un singe. PALESTRION. Ah ! malheureux que je suis ! ”
Jacques Normand, Le Monde où nous sommes, par Jacques Normand (1884)
“ LA PIERRETTE. – Tiens ! qu'est–ce qu'elle fait donc, la nourrice ? Elle se déshabille... LE PIERROT.– Que tu es bête ! Elle lui donne à teter, à cet enfant ! LA PIERRETTE. – C'est comme ça qu'on les nourrit, les petits hommes ?... LE PIERROT , gravement. – On me l'a toujours affirmé. Pendant que le bébé tele, deux Anglais passent à pied. LA PIERRETTE. – Oh ! vois donc ces deux Anglais !... Comme ils marchent vit !.... Ils tiennent la tête droite sans jamais regarder autour d'eux. Ils ont l'air d'être en zinc. ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ Quand elle l’entend si doucement parler, elle regarde ses compagnes, comme pour savoir leur avis. « Si vous voulez, » dit l’une d’elles, « tant de bien à cet homme, sa guérison est entre vos mains. Il nous sera facile à nous toutes de le soulever, de le faire sortir de la nacelle, et de le transporter à l’entrée de votre jardin ; de là, nous le conduirons au préau, et du préau dans votre chambre [1] . Une fois là, vous trouverez aisément le moyen d’avertir le chrétien de venir visiter la plaie de ce dolent chevalier. » ”
Édouard Auber, De la fièvre puerpérale
“ Quoi, dit-il, un fruit qui se détache de la branche quand il est mûr, un enfant qui naît à son terme, serait pour la mère comme une cuisse que le couteau et la scie séparent du tronc de l’homme ! Je sais que la femme est faite pour accoucher avec douleur, paries in dolore ”
Plaute,
Comédies de Plaute, traduction de E. Sommer
“ PÉRIPLECTOMÈNE. C’est précisément pour cela que je crains, car vous avez à faire l’un et l’autre. Ce qui sera du mal pour le militaire, pour moi sera du bien. ACROTÉLEUTIE. Pourvu que nous fassions le bien sans nous en douter, n’ayez pas peur, soyez tranquille, toute courtisane sait son métier dès qu’il s’agit de mal faire. PÉRIPLECTOMÈNE. C’est bien à vous. Suivez-moi. PALESTRION. Allons au-devant d’eux. (A Périplectomène.) Je suis heureux de vous revoir en bonne santé... Par Hercule, quelle mise charmante ! PÉRIPLECTOMÈNE. Nous te rencontrons tout à propos, Palestrion. ”
George Sand,
Valentine
(1832)
“ Pourquoi cette insistance à tirailler une plaie qui saignera jusqu’à mon dernier soupir ? — Madame, écoutez-moi bien : votre estimable petite-fille n’est pas si loin que vous feignez de le croire. Vous voyez que je ne suis pas votre dupe. ”
Auteur : André Theuriet, Revue des Deux Mondes
“ Rayonnent à travers de longs cheveux épars ; Du toucher de tes doigts, du souffle de tes lèvres, Tu panses notre plaie et tu guéris nos fièvres. En ton giron jonché de sauges et de thyms, Dans la tiédeur des soirs et le frais des matins. Tu nous prends, maternelle et bonne ; tu nous berces Avec ton chant d’aïeule... Et nous, races perverses, Pour te remercier de tes dons infinis. Nous arrachons tes fleurs et détruisons tes nids. ”
Jean Baptiste Debourge, Le livre des jeunes mères, ou Les mille et un conseils sur la manière d'élever les enfants (1861)
“ Vous, ma chère Flore, vous n'écouterez que les conseils que vous attendiez de moi; vous présenterez le sein à votre enfant après les quelques heures de son premier sommeil, alors que vous-même vous trouverez remise des fatigues qu'il vous aura fallu essuyer, vous n'aurez qu'à vous applaudir d'une semblable pratique; d'une pratique que la nature d'ailleurs s'est complue à reproduire partout. Qui ne sait, en effet, qu'à peine nés, tous les animaux ; qui doivent vivre de lait se cramponnent immédiatement aux mamelles de leur mère? ”
Jacques de Voragine,
La Légende dorée
(1261-1266)
“ Mais elle, entendant sa voix redoublait ses cris, disant : « Je veux vous voir, mes chers fils ! Est-ce donc mal, que je vous revoie ? Ne suis-je pas votre mère, qui vous ai allaités ? » Et son fils : « Veux-tu nous voir dans ce monde-ci ou dans l’autre ? » ”
H. Avoine, Trente ans de ministère à Paris… (1905)
“ Je recommandai à Dieu dans la prière cette âme marquée déjà, à mes yeux, du sceau de la prédestination le jour de sa première communion et, m'enquérant chaque jour des progrès de la maladie, j'attendis l'instant favorable. Il arriva ; le voisin mourut le premier, et ce fut pour mon jeune malade la délivrance de la pernicieuse obsession, comme est. pour l'oiselet fasciné par un serpent, le passage à tire-d'aile d'un oiseau vigoureux rompant le charme entre le reptile et sa proie. ”
Ferdinand Fabre,
Le Chevrier : scènes de la vie rustique
(1867)
“ Comme les petits des perdrix, lesquels, pour chercher pâture s'encourent à travers champs, l'oeuf d'où ils viennent de sortir encore collé à leur plumule naissante, les enfants de chez nous ; finissent à peine de téter que déjà, pour gagner .vie, ils besognent de leur quatre membres. Ah ! c'était bon les tétins gonflés de lait de la mère, et je ne me fusse lassé de boire à la fontaine blanche de l'Éremberte, puis de dormir douillettement en ses bras! Mais Dieu n'a voulu que les mères s'épuisent à la mort pour leurs petits, et.le tour arrive Eran. ”
A. Depasse, Souvenirs et tableaux poétiques… (1842)
“ On dit que pendant ta grossesse, Ton sein tressaillit d'allégresse, Que ton cœur palpita d'amour, Et que sans douleur et sans peine, Surmontant la faiblesse humaine, A. ton fruit tu donnas le jour. Dans ta tendresse maternelle, Ta blanche et puissante mamelle Allaitait ton beau nourrisson ; Tu le berçais de ton haleine; Près du foyer, filant la laine, Tu lui disais une chanson. ”
Anonyme, Étrennes aux fouteurs ou le Calendrier des trois sexes (1793)
“ Tandis qu’un des vits que je vois, Feroit si bien tout ce que j’aime ! A l’aspect du plus mince engin, Ma gorge s’enfle, elle est brûlante. Une flamme encor plus ardente Pétille au fond de mon vagin. Oui, je le dis à la nature, Si le pere éternel bandoit, Assurément il souffriroit De voir le tourment que j’endure. ”
Léonce Depont, Revue des Deux Mondes
“ Qu’un son de flûte, où passe un peu de l’âme humaine. Vite autour de leur guide inquiet les ramène. Que toutes à l’appel du jeune chevrier Répondent et, broutant l’amer genévrier, Le cytise sauvage ou l’agreste lentisque. Se hasardent sans crainte où le pâtre se risque. ”
“ Encore quelques années de développement normal et cette petite serait la vivante reproduction de sa mère. Il lui dit tendrement : — Comme tu me rappelles ta mère, ce soir ! Jamais tu ne lui as autant ressemblé que ce soir. ”
A. Vallos, Trésor poétique de l'enfance ou choix de distiques… (1867)
“ « Maman, disait un jour à la plus tendre Mère, Un Enfant péruvien sur ses genoux assis, Quel est cet animal qui, dans cette bruyère. Se promène avec ses petits ? Il ressemble au renard. — Mon fils, répondit-elle, Du Sarigue c'est la femelle ; Nulle Mère pour ses enfants N'eut jamais plus d'amour , plus de soins-vigilants. La nature a voulu seconder sa tendresse, Et lui fit près de l'estomac Une poche profonde, une espèce de sac, Où ses petits, quand un danger les presse, Vont mettre a couvert leur faiblesse. Fais du bruit, tu verras ce qu'ils vont devenir. » L'Enfant frappe des mains ”
Julie Delafaye-Bréhier, Récits d'un vieillard : contes et nouvelles à l'usage de la jeunesse
“ Je ne sais ce qu'étaient nos pères, car vous saurez, mademoiselle, que j'appartiens à cette race infortunée; quant à nous, nous jouissons tous d'une santé parfaite, quoique sujets aux infirmités des autres créatures. ”
Victor Hugo,
Les Chansons d'avril, poésies
(1891)
“ Comme deux tourtereaux, que l'amour réunit Pressés et palpitants sur le duvet d'un nid, Vos seins nacrés sont beaux sur ma poitrine ardente. Endormez-vous, Madame. — Une mère est prudente, Et ses bras sont légers autour du nouveau-né, Chérubin rayonnant, pour lui plaire incarné; Eh bien, prudent comme elle en ma jalouse étreinte, Quand vous dormez, je veille avec tendresse et crainte. ”
Félix Le Comte, Notice sur M. Le Comte (1817)
“ Ainsi les animaux et les êtres pensants Ont même affection pour leurs faibles enfants ; Comme la poule, on voit la farouche panthère Surveiller ses petits, leur prodiguer ses soins, Renfoncer pour eux seuls sa griffe meurtrière, Supporter la douleur, pourvoir à leurs besoins, Et devenir sensible aussitôt qu'elle est mère. ”
M de Fleurville, Étude sur le magnétisme animal (1876)
“ Nous citerons les mères qui pressent entre leurs bras, avec la plus grande tendresse, leurs enfants malades, qui frictionnent leur tête ou leurs membres endoloris par un coup ou par une chute. Nous n'en excepterons pas les Pères tendres pour leurs enfants. ”
Jean de La Brète, Un vaincu (1922)
“ Les mères sont incorrigibles, dit-il en portant à ses lèvres la main de Mme de Preymont ; elles s’obstinent à rêver alors que le rêve devrait être enseveli sous les saisons passées. Souvenez-vous d’anciennes déceptions, et croyez que j’ai enterré, bien enterré la jeunesse et ses désirs. ”
Marcel Schwob,
La Lampe de Psyché
“ Ne l’abandonna-t-il pas dans son angoisse suprême ? O folie puérile que d’invoquer son secours ! Tout mal et toute épreuve ne réside qu’en nous. Il a parfaite confiance en l’œuvre pétrie par ses mains. ”
Émile Zola,
La Faute de l’abbé Mouret
“ Elle s'allongeait, point trop grande, souple comme un serpent, avec des rondeurs molles, des élargissements de lignes voluptueux, toute une grâce de corps naissant, encore baigné d'enfance, déjà renflé de puberté. ”
Honoré Beaugrand,
Lettres de voyages
“ Chacun en dévorant sa dégoûtante pâture, imitait le cri d’un animal, qui, le rugissement du lion, qui, le sifflement de la vipère, qui, le renâclement du chameau, ou poussait des cris inarticulés, spasmes de l’extase, échappements de l’hallucination, appels aux visions inconnues perceptibles pour le croyant seul. ”
Maurice Hartung, Le cheval : avec 6 figures dans le texte et 5 planches en couleurs… (1921)
“ Gestation gémellaire. — La gestation gémellaire est le développement simultané de deux ou plusieurs fœtus dans la matrice. Comme nous l'avons déjà dit, ce fait se produit très rarement chez la jument. Parturition. — La parturition est l'accouchement, appelé aussi mise bas; c'est l'acte par lequel le fœtus se. sépare de la mère et est expulsé par les voies génitales postérieures. Cet acte provoque ce que l'on appelle les douleurs, qui sont de grandes souffrances. Allaitement. — L'allaitement est la nourriture du nouveau-né. ”
Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Fragments sur la structure et les usages des glandes mammaires des cétacés
“ Les petits nagent près de leur mère, rangés à portée de l’œil et de la commissure des lèvres, de façon que, de temps en temps, la mère, les croyant exténués de fatigue, les prend et les place dans son vaste gosier, ample domicile que les auteurs cités plus haut qualifient de vraiment maternel, os maternum. ”
Désiré Joseph Joulin, Les causeries du docteur (1868)
“ Quel que soit l’état morbide, cherchez bien au fond, vous devez y trouver le perfide asticot ; si vous ne l’y trouvez pas, il faudrait l’attribuer à une erreur de vos sens et n’en point accuser la doctrine. ”
Valentine Riant,
Notes et souvenirs : 1860-1879
(1880)
“ Vous voulez de mes nouvelles : la poitrine est prise, la fièvre est persistante; la fai blesse grandit. J'ignore ce que mon père me croit penser de mon état. Je suis très tranquille, très abandonnée au bon plaisir de Notre-Seigneur, quel qu'il soit. ”
Maurice Renard,
Le Carnaval du mystère
“ Et je vois que tu vois bien aujourd’hui que j’avais raison de lui faire confiance, à lui. T’avais les foies, dans le moment de la première lettre, qui venait d’on ne savait pas de qui... Eh bien ! c’est-il des bons coups qu’on a faits ? et pépères ? ”
Emmanuel-Napoléon Perrot, République et monarchie traditionnelle… (1872)
“ Je vous le prédis, vous achèverez votre grand malade, au lieu de le guérir. S'il en faut croire de certaines personnes, ce ne sera pas le premier de ce genre que vous aurez traité et perdu de la sorte. ”
Hégésippe Moreau,
Le Neveu de la Fruitière
“ « Assez, mon ange, assez pour aujourd’hui ; maintenant, va jouer, sois bien sage, et amuse-toi bien ». Et l’enfant d’obéir et de chevaucher à grand bruit dans la maison ou devant la porte, un bâton entre les jambes. Quelquefois l’innocente monture semblait prendre le mors aux dents. ”
“ Les femmes compliquées sont aussi démodées que les créatures fatales de nos pères, sachez cela, jeune psychologue. Renversé sur les coussins, préalablement tassés derrière ses reins, avec une science de sybarite, il l’étudiait avec un intérêt croissant. — Parlez-moi un peu de vous... Tout votre être exhale une volupté intense, presque cruelle, presque morbide... malgré l’antithèse de votre belle santé apparente. ”
Horace Raisson, Code galant, ou, Art de Conter fleurette
“ Que cette phrase ou quelque autre lieu commun aussi bien exprimé retentisse à l'oreille de la jeune fille, aussitôt une teinte de pourpre se répand sur ses joues timides, son cœur tressaille, ses longues paupières se baissent lentement vers la terre, comme inclinées par un sentiment de honte; un léger frémissement agite sa poitrine ”
