Auteur : André Theuriet, Revue des Deux Mondes
“ La Forêt, poésie et parfum de la terre. Au plus profond des bois la Patrie a son cœur ; Un peuple sans forêts est un peuple qui meurt. Pour que les nôtres soient plus belles et plus grandes, Conservons la futaie, ensemençons les landes Et les versans rongés par la dent des troupeaux Où les rocs décharnés percent comme des os. Et puissent nos enfans voir, aux saisons futures. Les chênes et les plus aux robustes ramures Onduler sur la plaine et moutonner dans l’air, Pareils aux flots mouvans et féconds de la mer ! ”
